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Discours de la servitude volontaire de La Boétie

Total questions: 28

Worksheet time: 20mins

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1.

Étienne de La Boétie (1530-1563) doit sa renommée à l’écriture d’un texte de philosophie politique intitulé Discours de la servitude volontaire, parfois repris sous le titre ............................ en particulier par les protestants, qui voulurent à l’époque en faire une critique acerbe du pouvoir royal.

a)

Paris contre attaque

b)

Contr’Un,

c)

De l'amitié

d)

Dis cours prends

2.

Cet essai fut écrit par La Boétie, selon les dires de Montaigne en sa première jeunesse, à l’honneur de la ........................ contre les tyrans.

a)

culture

b)

fraternité

c)

liberté

d)

fuite

3.

Le contexte de rédaction du Discours de la servitude volontaire le situe à la césure des règnes de François Ier (1515-1547) et de son fils Henri II (1547-1562) qui constituent une période de montée en puissance de l’État monarchique. Ce « premier absolutisme » se fonde déjà sur les piliers qui font naître au siècle suivant la ......................................

a)

démocratie

b)

monarchie

c)

révolte

d)

monarchie absolue

4.

Sur le plan de la théorie politique, un courant ...................................... émerge et s’incarne notamment dans les écrits de Guillaume Budé (Institution du Prince) qui ne reconnaît d’autres limites au pouvoir du souverain que celles issues du divin.

a)

janséniste

b)

absolutiste

c)

politique

d)

figuratif

5.

L’exaltation du prince relève également d’une liturgie qui remonte à la tradition médiévale (roi thaumaturge investi d’un pouvoir sacré d’essence divine) mais se trouve enrichie durant le premier XVIe siècle, notamment par la production artistique florissante sous le / la .................................

a)

Prévoyance

b)

ciel de Paris

c)

direction

d)

Renaissance

6.

François Ier, grand mécène, est par exemple dépeint comme un roi instruit, sage, et chassant l’ignorance dans la grande galerie du château de Fontainebleau. Ses qualités intellectuelles et son action civilisatrice au soutien des arts et des Belles Lettres (création du Collège de France en 1530) lui permettent aussi de bénéficier d’une image de souverain humaniste qui atteint même le stade de .................................. (1) (l’Hercule Gaulois) ou du ...................................... (2) (François Ier est assimilé à un nouveau Constantin après sa victoire de Marignan).

a)

l’héroïsation (1)

b)

la modélisation (1)

c)

messianisme (2)

d)

paradoxe (2)

7.

Enfin l’appareil d’État est modernisé et centralisé. François Ier instaure un conseil restreint composé de (a)   qui surpasse en influence le Grand conseil dont les membres sont bien nés mais d’une moindre expertise.

8.

Enfin, si les écrits des théoriciens de la monarchie concordent largement pour reconnaître la puissance absolue du roi, ils soulignent aussi sa soumission aux exigences du bien commun et de la raison. Cette vision s’incarne particulièrement dans un courant constitutionnaliste qui se montre soucieux d’encadrer l’autorité du souverain afin de la soustraire au risque de la (a)  

9.

Du vivant de l’auteur, le manuscrit circule sous le manteau et il faut attendre ............................ , soit treize ans après sa mort, pour qu’il fasse l’objet d’une publication officielle.

a)

1543

b)

1530

c)

1563

d)

1576

10.

Le Discours de la servitude volontaire est un texte dérangeant, rédigé à une époque de délitement de l’État, miné par les tensions entre catholiques et protestants qui mèneront, quelques années plus tard, aux premières guerres de (a)  

11.

D’ordinaire, la servitude peut être définie comme une privation de liberté dont la cause est extérieure au sujet concerné. Si une personne obéit, c’est parce qu’elle craint d’être ................................................

a)

triste

b)

isolée

c)

sanctionnée

d)

caractérisée

12.

Or, La Boétie y ajoute le terme volontaire. Par cette invention langagière, il entreprend une révolution .......................................................

a)

industrielle

b)

philosophique

c)

politique

d)

énigmatique

13.

Dans ce cas, l’assujettissement vient du sujet lui-même, qui se soumet en (a)   dans une démarche d’entière complicité.

14.

Pour La Boétie, l’association de la servitude et de la volonté est, selon son expression, un .................................... Il a recours à la rhétorique pour en rendre compte (monstruosité, énigme) et exprimer son profond étonnement : 

"Je ne voudrais sinon entendre comme il peut se faire que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de nations, tant de villes, endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent."

a)

paradoxe

b)

levier

c)

jeu de mots

d)

scandale

15.

Mais cette servitude n’est pas une affaire d’individu, l’expression d’une couardise ou d’un choix personnel : il s’agit bien d’un phénomène (a)    

"Comment prendre la mesure de ce qui échappe à toute mesure ? Comment dirons-nous que cela s’appelle ? Quel malheur est celui-là ? Quel vice, ou plutôt quel malheureux vice ? Voir un nombre infini de personnes, non pas obéir, mais servir."

16.

Le phénomène de servitude volontaire désormais nommé, il devient objet de réflexion théorique. S’il dépasse les limites de l’entendement, il faut donc penser au-delà du connu. Le connu, c’est la division classique entre ............................. et ................................., une relation pensée depuis l’Antiquité : les maîtres ont recours à des procédés afin que les esclaves soient maintenus sous la coupe de leur pouvoir. Ainsi, les dominants seraient actifs et les victimes, passives. La Boétie inverse les pôles du raisonnement. Les esclaves sont les premiers artisans de leur propre domination. 

a)

maîtres

b)

bourreaux

c)

esclaves

d)

simples d'esprit

17.

La clef de la liberté est bien entre les mains du (a)   , puisqu’il suffirait qu’il cesse d’obéir pour que le tyran tombe. Mais, de son plein gré, il n’en fait pas usage.

18.

La Boétie croit que la liberté est une disposition ............................... à l’humain et que la servitude, elle, a été acquise.

a)

exceptionnelle

b)

superficielle

c)

naturelle

19.

Il s’éloigne de la tradition catholique qui voudrait que la servitude provienne de la dénaturation de l’homme après la chute. Cette théorie, défendue par saint Augustin dans La Cité de Dieu (413-426), avance que, en ayant usé de sa liberté propre, Adam a trahi le commandement divin. Dans son éloge de saint Benoît, .................................. (1627-1704) confirme :  

L’homme a été trompé par sa liberté, parce qu’il a voulu goûter la fausse douceur de faire ce que nous voulons, au préjudice de ce que Dieu veut.

a)

Bossuet

b)

Belleau

c)

Boileau

d)

Beaumarchais

20.

La Boétie s’éloigne aussi de la pensée d’Aristote (IVe siècle av. J.-C.), pour qui la relation de domination et de servitude assure le bon fonctionnement de la communauté politique. L’humain est né libre, mais il a perdu la souvenance de son premier ..........................

a)

jour

b)

être

c)

repas

d)

échec

21.

Pourquoi cette opiniâtre volonté de servir s’est-elle enracinée au point qu’on croirait que l’amour même de la liberté n’est pas si naturel ?

Le Discours de la servitude volontaire expose des raisons à cet oubli, révélant les différents visages de l’humain dans son rapport à la (a)  

22.

Ainsi, si le mal-encontre qu’est la tyrannie s’est imposé aux humains, c’est parce qu’ils sont pris dans des configurations et des structures qui ont fragilisé leur désir naturel de liberté. Ce qui amène à la servitude, c’est une ...................................................

a)

aberration

b)

liberté non-entretenue

c)

dégradation de la pensée

d)

liberté inconnue

23.

La Boétie cite les rares humains de l’Antiquité ayant réussi à destituer des tyrans sans les remplacer (........................., ....................., ....................…), mais qui ont vu leurs velléités libératrices être enterrées avec eux. La plupart des humains naissent esclaves et demeurent comme tels, avance le philosophe. Ils n’ont jamais connu leur état de nature et ne peuvent donc le regretter.

a)

Harmodios

b)

Caligula

c)

Néron

d)

Valérius

e)

Dion

24.

Pour La Boétie, le tyran sait entretenir la soumission du peuple. C’est une caractéristique de son essai de ne pas le ménager, mais il dénonce davantage l’attitude des (a)   , qui n’ont aucun intérêt à obéir, que celle du détenteur du pouvoir, qui a tout intérêt à être habile.

25.

La Boétie consacre plusieurs pages à analyser la composition de la ....................................... du pouvoir, qui a pour base le peuple et pour sommet le tyran. Entre les deux se trouvent des hommes au rôle capital dans le maintien de cette hiérarchie : les tyranneaux, les petits tyrans.

« Ce ne sont pas les bandes de cavaliers, ce ne sont pas les fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent le tyran », écrit La Boétie. Qui est-ce alors ? Ce sont les plus proches conseillers du chef, les compagnons de ses plaisirs, les profiteurs de ses forfanteries qui maintiennent le pays en esclavage. 

« Ces six-là en ont six cents qui profitent sous eux, et font de leur six cents, ce que les six font au tyran. Ces six cents en tiennent sous eux six mille qu’ils ont promu en leur donnant une situation. » 

a)

solitude

b)

manipulation

c)

pyramide

26.

Ces ................................ sont des ambitieux cupides et, s’ils protègent le tyran, ce n’est nullement par amitié pour lui – l’amitié est une vertu qu’ils ne connaissent pas –, mais bien pour toucher leur part du trésor et goûter aux délices de la vie fastueuse.

a)

Topp-ex

b)

Tyrannosaures

c)

tyrans

d)

tyranneaux

27.

Le Discours de La Boétie constitue l’observation détaillée d’une organisation sociale contre-nature, celle d’un « tous Un » (les gouvernés) soumis à un « Contr’Un » (le tyran) par les voies de....................., de la .........................et de la .......................... Si le texte n’incite pas directement au soulèvement populaire, il invite le peuple à refuser le statu quo de l’injustice et à surtout ne pas s’en rendre complice.

a)

l’habitude

b)

corruption

c)

croyance

d)

perversion

e)

réflexion

28.

Contrairement au tyran qui flatte pour asservir, La Boétie ne cache pas aux humains leurs (a)   Il se comporte ainsi en ami, selon ce précepte prêché par Bossuet en 1662 : 

« Venez-donc, ami véritable, s’il y en a quelqu’un sur la terre ; venez me montrer mes défauts que je ne vois pas. »