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Les fondamentaux de l'action administrative

Total questions: 80

Worksheet time: 3hrs 40mins

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1.

Le principe de légalité nécessite le respect d’un certain nombre de règles, celles à respecter sont

a)

l’ensemble des textes de loi

b)

toutes les lois et tous les règlements

c)

les traités internationaux, la Constitution, les lois, les actes réglementaires ou individuels

2.

La Constitution de la Ve République

a)

ne peut être modifiée que par référendum

b)

peut être modifiée par le Parlement réuni en congrès

c)

ne peut être modifiée que par l’initiative du président de la République

3.

Les traités internationaux

a)

font partie du bloc de constitutionnalité

b)

sont des normes supérieures à la loi

c)

sont des normes supérieures à la Constitution

4.

L’ensemble des lois organiques

a)

ne peuvent être promulguées qu'après déclaration par le Conseil constitutionnel de leur conformité à la Constitution

b)

doivent être approuvées par référendum

c)

doivent être votées dans les mêmes termes par les deux assemblées

5.

Les ordonnances

a)

peuvent être approuvées par référendum

b)

sont obligatoirement soumises au Conseil constitutionnel

c)

présentent un caractère réglementaire si elles ne sont pas ratifiées par le législateur

6.

Le domaine de la loi

a)

est fixé par la Constitution

b)

comprend tout sujet décidé en Conseil des ministres

c)

est décidé par le Conseil constitutionnel

7.

Le domaine réglementaire

a)

concerne toute matière qui ne relève pas de la loi

b)

est soumis au Conseil constitutionnel

c)

ne peut être autonome par rapport au domaine de la loi

8.

La théorie jurisprudentielle des circonstances exceptionnelles prévoit

a)

que l’exception confirme la règle

b)

qu’en période de crise, la puissance publique peut s’affranchir des règles de droit sans avoir de compte à rendre

c)

qu’en période de crise, la puissance publique peut ne pas respecter les règles de droit mais sous le contrôle du juge administratif

9.

L’état de siège, pour être maintenu au-delà d’un délai de 12 jours, nécessite l’autorisation

a)

du Président de la République

b)

du Conseil constitutionnel

c)

du Parlement

10.

Lorsque l’article 16 est mis en œuvre, les mesures exigées par les circonstances sont prises par

a)

le Parlement

b)

le Premier ministre

c)

le Président de la République

11.

Les fondements juridiques de l’état d’urgence sont prévus par

a)

la Constitution

b)

la loi

c)

les décrets

12.

L’état d’urgence, lorsqu’il est institué par décret en Conseil des ministres, ne peut dépasser une durée de

a)

de 12 jours

b)

de 30 jours

c)

de 6 mois

13.

Depuis l’adoption de la loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015, prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence et renforçant l'efficacité de ses dispositions, le Parlement peut donner au ministre l’Intérieur l’autorisation de

a)

contrôler la presse et la radio

b)

contrôler les projections cinématographiques ou des représentations théâtrales

c)

bloquer les sites Internet faisant l’apologie du terrorisme

14.

Un acte de gouvernement est un acte qualifié comme tel

a)

par le juge pénal

b)

par le juge judiciaire

c)

par le juge administratif

15.

Un préfet, lorsqu’il exerce un contrôle de légalité d’un acte d’une collectivité locale,

a)

détient ce pouvoir en vertu de la Constitution

b)

doit respecter les injonctions de ministre de l’Intérieur

c)

doit consulter préalablement de juge administratif

16.

Le contrôle préfectoral sur les actes des collectivités territoriales n’est plus un contrôle d’opportunité depuis

a)

1958

b)

1982

c)

2003

17.

Ne sont pas soumises à l'obligation de transmission au représentant de l’Etat les actes suivants

a)

les décisions réglementaires ou individuelles prises par le maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police

b)

les actes de nomination des fonctionnaires territoriaux

c)

les décisions relatives à la titularisation des fonctionnaires territoriaux

18.

Lorsque le préfet, auquel a été transmis un acte d’une collectivité territoriale, estime que celui-ci comporte des irrégularités, il adresse à la collectivité un courrier qui s’intitule

a)

lettre de contestation

b)

lettre d’observation

c)

lettre de réclamation

19.

Lorsque l’acte attaqué est de nature à compromettre l’exercice d’une liberté publique ou individuelle, le président du tribunal administratif peut prononcer la suspension de l’acte dans un délai de

a)

24 heures

b)

48 heures

c)

72 heures

20.

Lorsqu’un usager saisi le préfet d’un acte qu’il estime illégal, celui-ci

a)

doit obligatoirement saisir le tribunal administratif

b)

doit obligatoirement informer l’auteur de l’acte

c)

dispose d’une totale liberté d’exercer son pouvoir de contrôle de légalité

21.

L’auteur d’un acte administratif

a)

est toujours une personne publique

b)

peut être une personne privée

c)

ne peut jamais être une personne privée

22.

Sont des actes administratifs susceptibles de recours devant le juge administratif

a)

les actes de gouvernement

b)

les actes de gestion du domaine privé des personnes publiques

c)

les actes relatifs à l’organisation du service public de la justice

23.

Pour qu’un acte d’une personne privée puisse être qualifié d’acte administratif, il faut que la personne

a)

soit chargée d’une mission de service public

b)

soit chargée d’une mission de service public comportant des prérogatives de puissance publique

c)

soit chargée d’une mission d’intérêt général

24.

Un acte administratif unilatéral qui a une portée générale et impersonnelle est dénommé

a)

acte général

b)

acte réglementaire

c)

acte régulier

25.

A côté des décisions explicites qui sont les actes qui exposent la volonté de leur auteur, il y a aussi le silence de l’administration qui vaut aussi décision, celle-ci s’appelle

a)

une décision expresse

b)

une décision implicite

c)

une décision tacite

26.

En matière de permis de construire le silence de l’administration pendant plus de 2 mois après le dépôt de la demande vaut

a)

acceptation du permis

b)

refus du permis

c)

prolongation des délais d’instruction

27.

Lorsque les collectivités territoriales recourent au procédé contractuel, leurs contrats :

a)

sont toujours des contrats administratifs

b)

peuvent être des contrats de droit privé

c)

ne sont jamais des contrats de droit privé

28.

Un contrat passé entre deux personnes privées

a)

ne peut jamais être administratif

b)

est obligatoirement un contrat de droit privé

c)

peut, sous certaines conditions, être un contrat administratif

29.

En matière contractuelle, de quel pouvoir l’administration ne dispose pas

a)

le pouvoir de résiliation unilatérale dans l’intérêt du service

b)

le pouvoir de sanction en toutes circonstances

c)

le pouvoir de de modification unilatérale dès lors que les nécessités du service public l’exigent

30.

Le droit du cocontractant à l’équilibre financier du contrat

a)

implique le droit à l’obtention de la rémunération convenue

b)

n’implique pas le droit à compensation financière en cas de prestation nouvelles imposées par l’administration

c)

n’implique pas le droit au rétablissement de l’équilibre financier du contrat dans l’hypothèse où ce dernier serait rompu

31.

La théorie du fait du prince concerne

a)

les actes de gouvernement

b)

l’équilibre financier du contrat

c)

la raison d’Etat

32.

L’application de la théorie de l’imprévision suppose

a)

un aléa indépendant de la volonté des parties

b)

un aléa dépendant de la volonté des parties

c)

des clauses de révision des prix dans le contrat

33.

Un contrat ne peut prendre fin

a)

tant que l’administration ne l’a pas décidé quelles que soient les conditions

b)

même par accord des parties

c)

tant que le juge n’a pas décidé de sa pérennité en cas de désaccord des parties

34.

Les marchés publics sont aujourd’hui régis

a)

par le code des marchés publics

b)

exclusivement par des directives européennes

c)

par une ordonnance et un décret fondant le code de la commande publique

35.

Un marché public

a)

est par définition un contrat administratif

b)

peut être un contrat de droit privé

c)

est toujours un contrat de droit privé

36.

Un marché public

a)

suppose nécessairement de versement d’une somme d’argent par l’administration au co-contractant

b)

n’empêche pas une prestation entièrement bénévole de la part du co-contractant

c)

permet d’autres formes de rémunération du co-contractant

37.

Dans le domaine des marchés public le co-contractant de l’administration

a)

peut être une personne publique

b)

est toujours une personne morale

c)

est toujours une personne privée

38.

La liberté d’accès aux marchés publics signifie

a)

que l’administration est libre de choisir son co-contractant

b)

que l’administration adresse la publicité de ses marchés à des personnes préalablement sélectionnées par elle

c)

que toute personne doit avoir librement connaissance des besoins d'achat d'un acheteur public

39.

Le principe de transparence des marchés publics signifie

a)

que tout soumissionnaire qui voit son offre rejetée doit en être informé et que les motifs de ce rejet doivent lui être précisés

b)

que tout soumissionnaire qui voit son offre rejetée doit seulement en être informé

c)

que tout soumissionnaire qui voit son offre rejetée doit seulement en être informé, sans avoir à connaître des motifs du rejet de sa candidature

40.

Le formalisme pour la passation des marchés publics dépend essentiellement

a)

de la qualité des contractants

b)

de la nature du marché

c)

du montant du marché

41.

La catégorie de service public à caractère industriel ou commercial est apparue en

a)

1873

b)

1921

c)

1955

42.

Le droit européen n’utilise guère la notion de service public. Il préfère évoquer la notion de

a)

service d’intérêt général

b)

service public virtuel

c)

service universel occasionnel

43.

Quelle autorité, au niveau d’une commune, est compétente pour décider du mode de gestion d’un service public ?

a)

le conseil municipal

b)

la municipalité

c)

le maire

44.

Parmi ces services lequel peut faire l’objet d’une délégation de service public ?

a)

l’état civil

b)

la police municipale

c)

le service des transports scolaires

45.

Le principe de continuité des services publics à valeur

a)

réglementaire

b)

législative

c)

constitutionnelle

46.

Dans le cas d’une régie directe, le service

a)

est autonome

b)

dispose d’organes de gestion propres

c)

n’a pas la personnalité juridique

47.

Parmi ces modes de gestion des services publics, lequel n’est pas un mode de gestion directe

a)

la régie autonome

b)

la régie intéressée

c)

la régie personnalisée

48.

La police judiciaire vise à

a)

assurer l'ordre public

b)

garantir les procédures d'état civil

c)

poursuivre les auteurs d'infractions

49.

La police judiciaire a un but

a)

permissif

b)

préventif

c)

répressif

50.

Laquelle de ces autorités ne dispose pas d’un pouvoir de police administrative générale

a)

le ministre

b)

le préfet

c)

le maire

51.

Le contrôle dit maximum du juge administratif sur les mesures de police est un contrôle de

a)

conformité

b)

proportionnalité

c)

rationalité

52.

Pendant l’exercice de leurs fonctions sur le territoire d’une commune, les policiers municipaux recrutés par un EPCI sont placés sous l’autorité

a)

de l’ensemble des maires de l’intercommunalité

b)

du maire de la commune sur le territoire duquel ils exercent leurs fonctions

c)

du président de l‘EPCI

53.

Le code général de la propriété des personnes publiques date de

a)

1982

b)

2003

c)

2006

54.

Le code général de la propriété des personnes publiques a remplacé « la notion » d’aménagement spécial par celle

a)

d’aménagement déterminant

b)

d’aménagement indispensable

c)

d’aménagement spécifique

55.

Quel domaine public ne possède pas de domaine naturel

a)

le domaine public maritime

b)

le domaine public fluvial

c)

le domaine public routier

56.

Les litiges relatifs à l’utilisation du domaine privé relèvent en principe

a)

du juge administratif

b)

du juge judiciaire

c)

du seul juge pénal

57.

Les contraventions de grande voirie

a)

relèvent de la juridiction judiciaire, en cas de contestation

b)

voient leurs poursuites déclenchées par l’établissement d’un procès-verbal

c)

ne permettent au juge que de condamner le contrevenant à une amende

58.

Les autorisations relatives aux utilisations privatives du domaine public sont

a)

uniquement fondées sur des actes administratifs unilatéraux

b)

uniquement fondées sur des contrats administratifs

c)

fondées, selon le cas, sur des actes unilatéraux ou sur des contrats administratifs

59.

La gestion du domaine privé

a)

constitue un service public administratif

b)

constitue un service industriel et commercial

c)

ne constitue pas un service public

60.

Le domaine privé est

a)

aliénable et prescriptible

b)

seulement prescriptible

c)

seulement aliénable

61.

Dans l’administration, la faute « qui révèle l’homme avec ses faiblesses, ses passions, ses imprudences » est

a)

une faute de service

b)

une faute passionnelle

c)

une faute personnelle

62.

Pour qu’un préjudice puisse être réparé, il faut qu’il présente un certain nombre de caractères. Lequel n’est pas requis, son caractère

a)

certain

b)

indirect

c)

portant atteinte à un intérêt légitime juridiquement protégé

63.

La responsabilité de l'Etat, à raison des dommages causés par les attroupements et rassemblements, constitue un contentieux

a)

administratif

b)

civil

c)

pénal

64.

La jurisprudence du Conseil d’Etat a dégagé plusieurs types de fautes. Laquelle n’existe pas ?

a)

la faute personnelle non dépourvue de tout lien avec le service

b)

la faute lourde

c)

la faute d’une particulière gravité

65.

Un dommage causé à un tiers

a)

peut résulter à la fois d’une faute personnelle d’un agent et d’une faute de service de l’administration

b)

ne relève que du seul agent qui l’a causé

c)

ne relève que de l’administration qui a employé l’agent

66.

L’action récursoire désigne

a)

seulement la possibilité pour l’administration d’exercer une telle action contre son agent lorsqu’elle a été condamnée au versement de dommages et intérêts en raison d’une faute commise par lui

b)

seulement la possibilité pour un agent d’être remboursé par l’administration d’une partie des sommes au paiement desquelles il a été condamné, en cas de partage de responsabilité

c)

les deux

67.

Une collectivité territoriale est responsable pénalement

a)

uniquement dans les domaines de compétence pouvant faire l’objet d’une délégation de service public

b)

seulement si des élus sont condamnés pénalement

c)

seulement si des agents sont condamnés pénalement

68.

Un fonctionnaire qui a commis une faute personnelle peut encourir

a)

des poursuites pénales même en cas de faute de service

b)

seulement des poursuites disciplinaires

c)

aucune poursuite si la faute de service est reconnue

69.

Un fonctionnaire peut en cas de faute personnelle (plusieurs bonne réponses)

a)

être relaxé pénalement et sanctionné disciplinairement

b)

être condamné pénalement et ne pas être sanctionné disciplinairement

c)

être condamné pénalement et sanctionné disciplinairement

70.

Les juridictions pénales sont des juridictions

a)

administratives

b)

judiciaires

c)

prud’homales

71.

Le Conseil constitutionnel

a)

est une juridiction judiciaire

b)

est une juridiction administrative

c)

ni l'une, ni l'autre

72.

La loi qui interdit au juge judiciaire de connaître des affaires de l’administration date

a)

de 1905

b)

de l’an VIII

c)

de 1790

73.

Lorsqu’elle agit en en qualité de personne privée, une collectivité territoriale, en cas de contentieux est justiciable devant

a)

une juridiction administrative

b)

une juridiction judiciaire

c)

ni l’une, ni l’autre

74.

Les litiges relatifs aux accidents du travail d’un contractuel de droit public relèvent

a)

des tribunaux judiciaires chargés des affaires de sécurité sociale

b)

des tribunaux administratifs

c)

des conseils de prud’hommes

75.

Les cours administratives d’appel ont été créées

a)

en 1905

b)

en 1956

c)

en 1987

76.

Le Conseil d'Etat est compétent en premier et dernier ressort en matière

a)

de contentieux des élections municipales

b)

de contentieux des élections régionales

c)

de contentieux relatif à l’élection des maires par les conseils municipaux

77.

Les chambres territoriales et régionales des comptes sont

a)

des juridictions administratives spécialisées

b)

des juridictions judiciaires

c)

des juridictions autonomes

78.

Le Tribunal des conflits règle les conflits d’attribution entre

a)

juridictions administratives

b)

juridictions civiles

c)

juridictions administratives et judiciaires

79.

Le Tribunal des conflits est présidé par

a)

le Premier ministre

b)

le Garde des sceaux

c)

un conseiller d’Etat ou un magistrat de la Cour de cassation

80.

Le Tribunal des conflits est composé

a)

de 4 conseillers d’Etat et de 4 magistrats de la Cour de cassation

b)

du Premier ministre, de 4 conseillers d’Etat et de 4 magistrats de la Cour de cassation

c)

du Garde des sceaux, , de 4 conseillers d’Etat et de 4 magistrats de la Cour de cassation