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WorksheetsL.L "Roman"
Total questions: 45
Worksheet time: 34mins
Figurant dans le manuscrit des Cahiers de Douai, "Roman", est un poème d'Arthur Rimbaud...
en octosyllabes
en alexandrins
à rimes croisées
composé de quatre parties (numérotées de I à IV) comportant chacune deux quatrains.
Cette forme chapitrée ainsi que le sujet des premiers émois amoureux d'un adolescent, font écho au titre du poème le romanesque venant ici à la fois nourrir et renouveler le ........................... ............................
(a)
Quelle(s) problématique(s) pourrai(en)t convenir à ce texte ?
Dans quelle mesure le récit de la rencontre amoureuse du poète fait-il apparaître un lyrisme renouvelé et moderne ?
Dans quelle mesure le récit de la rencontre amoureuse du poète fait-il apparaître un drame renouvelé et moderne ?
En quoi Rimbaud renouvelle-t-il le lyrisme amoureux dans ce poème ?
Quel titre pour le mouvement 1 ?
Les émois adolescents
La rencontre avec une jeune fill
Le cadre d’une promenade sentimentale
Un amour éphémère
Quel titre pour le mouvement 2 ?
Les émois adolescents
La rencontre avec une jeune fill
Le cadre d’une promenade sentimentale
Un amour éphémère
Quel titre pour le mouvement 3 ?
Les émois adolescents
La rencontre avec une jeune fill
Le cadre d’une promenade sentimentale
Un amour éphémère
Quel titre pour le mouvement 4 ?
Les émois adolescents
La rencontre avec une jeune fill
Le cadre d’une promenade sentimentale
Un amour éphémère
Le premier quatrain installe à la manière d'un roman un cadre (a) la promenade, qui se trouve un peu à l'écart de la ville par un beau soir.
v.1 : rythme binaire, césure à l’hémistiche renfoncé par la (a) sur « sérieux ».
Le premier quatrain met également en place une .............................................., un adolescent s'éloigne des cafés tapageurs pour s'isoler sous les tilleuls verts.
situation initiale
situation finale
intrigue
problématique
Le pronom « on » liminaire, favorise la confidence, l'intimité. Mais la répétition lui donne aussi une dimension .................................
lyrique
intime
personnelle
universelle
On remarque l'absence du « je » traditionnellement utilisé pour l’expression des sentiments personnels : première prise de distance avec le lyrisme des poètes .....................................
romantiques
lyriques
engagés
symbolistes
La négation ................................. « n’est pas sérieux » met en place une forme de distance, voire d'ironie.
partielle
totale
absolue
Le poème a une dimension .......................................................... : « dix-sept ans », référence à l’âge de Rimbaud au moment de l’écriture / estaminets du nord de la France : « cafés, vigne, bière », lieu d’errance du poète.
poétique
autobiographique
intime
personnelle
Le 1er quatrain = cadre spatio-temporel comme un roman (sub conj circonstancielle de tps v.1). Début de l’été : « bons soirs de juin » v.5, « Nuit de juin » v.13 = saison et heure propice à la (a)
v.2-3 : « foin des » est une ............................................marquant le refus des boissons, ici le poète quitte la ville (agitation, lumière, foule…).
Elément à mettre en lien avec les épithètes liées « cafés tapageurs », « lustres éclatants » ; phrase exclamative.
phrase
onomatopée
expression
interjection
La présence de tirets marque les brusques changements de la pensée du poète, bouleversements (a)
v.4-8 : nature qui éveille les sens, début de la ................................................... (influence baudelairienne) avec la vue : « les tilleuls verts » v.4, odorat : « les tilleuls sentent bons » v.5, l’ouïe : « vent chargé de bruits » v.7, goût : « parfums de vignes/de bière » v.8.
Délectation et sensualité du monde.
L'enthousiasme est également marqué par la ponctuation expressive aux vers 3 et 5.
syllepse
kinésithérapie
kinesthésie
synesthésie
Les reprises lexicales (répétitions de "tilleuls" , "bon") sont renforcées par le retour de certaines sonorités, proximité de villes et de vignes à ................................................., qui créent dès les premiers vers du poème une musicalité.
l'allitération en [V]
l'assonance en [V]
l'assonance en [F]
l'allitération [F]
Cette joie semble aussi se traduire dans l’ (a) et la musicalité de ce début de poème, marqué par les répétition et les échos sonores : chiasme v.5, « tilleuls » v.4-5, « bon(s) » x2 v.5, parallélisme v.8 et « parfums » x2 ; paronomases « ville/vigne », « parfois/parfums », allitérations en [v] « vent/ville/vigne » et en [f].
La description du ciel étoilé, particulièrement imagée dans les vers 9 à 12, l'emploi du mot "azur", très typique du vocabulaire de la poésie lyrique, le motif du baiser et les exclamations (v.13) contribuent à installer une tonalité ...............................
comique
tragique
pathétique
lyrique
Le poète est environné de douceur et s’abandonne au plaisir avec l'emploie de la (a) « ferme la paupière » v.6.
v.9 : Présentatif « Voilà » qui marque le début de la rêverie sentimentale du poète, provoqué par la vue d’un tissu. L’enjambement des v.9 et 10 fait apparaître une ................................................ « tout petit chiffon / D’azur sombre » renvoyant au vêtement bleu de la jeune femme.
synecdoque
métonymie
paronomase
métaphore
v.10-12 : Le romantisme de cette évocation est toutefois atténué par la répétition des adjectifs « petit chiffon », « petite branche », « petite et toute blanche » (x6 avec reste du txt) qui déprécie la beauté de la nuit : « piqué d’une mauvaise étoile ». L’évocation des « doux frissons » renvoie tout de même au champ lexical du (a) , présent dans tout le poème.
v.13 : dévoile l'enthousiasme du poète. La brièveté de ces deux phrases nominales exclamatives qui brisent le rythme et la régularité de l’alexandrin pour signifier l’ivresse qui s’empare du poète, cf. isotopie de l’ivresse : « griser », « champagne », « monte à la tête », « divague », faisant écho à l’alcool de la partie I : « bocks », « vigne », « bière ». La romance du jeune homme est ...................................... : le champagne naturel contre la bière de la ville.
détournée
idéalisée
fantasmée
sublimée
v.14 : « La sève est du champagne » (a) à double sens, associée à un mouvement d’élévation « monte » à dimension érotique renvoyant à la jouissance masculine. La nature et les tilleuls semblent encourager l’éveil des sens du poète.
v.15 : euphorie avec vb « divague » / sensualité « lèvres/baiser ». Tournure ...................................... « on se sent » fait écho à « On se laisse », comme si le poète était submergé par un sentiment plus fort que sa raison.
étrange
nominale
adverbiale
pronominale
v.16 : la subordonnée ....................................... « qui palpite là » et la comparaison « comme une petite bête » mettent l'accent sur ce baiser qui prend vie. Notons également la présence des aposiopèses v.12, 14 et 16, elles mettent en valeur l'émotion, la perte des mots, etc.
interrogative indirecte
relative
infinitive
complétive
v.17 : le début de cette strophe suggère une double ivresse, celle de l’amour avec la ....................................................... : « Le cœur fou », et celle de la lecture. Le néologisme « Robinsonne » renvoie au personnage de Robinson Crusoë, de Daniel Defoe, et donc à l’idée d’aventure. La locution « à travers » associée au pluriel « des romans » renvoient au thème du voyage, cela évoque l’univers romanesque des romans d’amour, dont les aventures sentimentales abreuvent le jeune homme.
personnification
métaphore
synecdoque
comparaison
Le Vers 17 suggère une ivresse amoureuse, causée non plus par la "sève", mais par la lecture de romans, un désir frénétique d'exploration et d'aventure (a) , idée soulignée par le néologisme.
Le "réverbère", le "faux-col", les "petites bottines" renvoient à l'univers du ............................... et du ................................. davantage qu'à l'univers, souvent plus désincarné de la poésie lyrique.
théâtre
roman
conte
fantastique
Le roman d'amour qui s'esquisse ici est traité sur un mode légèrement (a) , distance soulignée par l'usage du "vous", là où on attendrait un "je".
v.19 : apparition de la femme aimée « demoiselle aux petits airs charmants ». L’adjectif mélioratif est mis en évidence à la rime, le poète est charmé. Mais l’adjectif « petits » apporte une nuance contraire au sublime propre au romantisme. Douceur qui contraste avec le v.20 où ..................................................................... attribue à la synecdoque « faux-col » la terreur causée par celui qui le porte. Si « l’ombre » est menaçante et renvoie au topos littéraire de l’amour impossible, cette association fait sourire.
le motif
l’hypallage
le sujet
le surmenage
L'avant-dernier quatrain est à la fois ......................................, "reprise anaphorique de "vous êtes amoureux" ; périphrase, "l'adorée") et ..................................................., (expression "loué jusqu'au mois d'août", majuscule au pronom "La"; point de vue moqueur des amis).
Cette tension renouvelle le lyrisme en le dégageant du discours convenu sur l'amour.
ironique
pathétique
tragique
lyrique
v.21 : l'hyperbole « immensément naïf » qui souligne (a) de la jeune fille pour la poète, ce qui renforce son attirance, laquelle porte également sur son physique : « airs charmants » v.19 et sur son allure « alerte » v.23.
v.22-23 : allitération en [t] (harmonie imitative bruit talons ). Champ lexical du mouvement, dynamique et sensuel, espiègle aussi à jeunesse et séduction. Cette isotopie, associée au verbe « Passe » du v.19 préfigure aussi le caractère éphémère de la rencontre et du sentiment (a)
v.24 : Le mouvement et l’agitation intérieure du poète avec les verbes .................. .......................... .................... , culmine avec l’évocation des « lèvres ». Cette synecdoque sensuelle et l’arrêt des airs d’opéra peuvent suggérer un baiser, lequel était annoncé dès le v.15, et fait taire le poète.
(a)
Passage du pronom « on » au « vous » crée un effet d’identification entre (a) et le lecteur qui est invité à se reconnaître dans ce portrait d’adolescent amoureux. Deuxième interprétation possible : Rimbaud se prend à parti en adoptant un point de vue externe et se rit de son inexpérience/maladresse.
v.25 : anaphore v.25-26 insistante sur le sentiment éprouvé. « Loué » est un vocabulaire trivial : un bail pouvant être résilié. Loin de l’idéal d’un amour éternel prôné par les romantiques, Rimbaud dépeint ici une passion ................... (CCT « jusqu’au mois d’août ») et ....................................
passagère
estivale
romantique
lyrique
v.26 : est une référence (a) à l’écriture poétique « Vos sonnets ».
v.27 : allitération en [v] : humour/autodérision, passion démonstrative, inconvenante, etc.
v.28 : Tiret + adverbe temporel = ellipse, saut dans le temps jusqu’à la rupture, initiative jeune fille. Utilisation ironique de (a) « l’adorée » (romantisme, litt courtoise) et du verbe « daigné ». Aposiopèse + exclamation = rupture / fin du récit de la passion et retour à la situation initiale.
v.29 : « Ce soir-là » isolé en début de vers, déplacement de la césure à trois syllabes provoquent un bouleversement. On remarque un effet de chute dans la fin du vers, bouclage du poème sur lui-même et retour au café, avec la répétition de deux termes du v.3 « ..................... ./ ......................... ».
(a)
v.30 : à l’interjection négative « foin des » du v.2 répond le verbe demander et la répétition des boissons initialement rejetées « bocks / limonade ». Le lieu repoussé au début du poème semble dès lors devenir un refuge pour le poète qui regarde, amusé et ironique, son échec. Sorte de désinvolture du jeune homme qui oublie bien vite la passion amoureuse (symbolisée par le « champagne » du v.14) pour retrouver ses habitudes (a)
v.31 : répétition du vers liminaire, effet de ...................................... , qui sonne ici la fin des illusions en posant un regard amusé sur l’exaltation des émois adolescents.
lassitude
répétition
miroir
manche
v.32 : répétition du v.4, chute finale qui achève le renouvellement du lyrisme : image triviale des tilleuls et non de la femme aimée (ou évocation des sentiments supérieurs comme dans la tradition).
Bien que les vers 31 et 32 soient liés par un ........................................................., la rupture syntaxique souligne la surprise de cette évocation finale. Rimbaud se joue ici des codes du lyrisme traditionnel et propose un poème original.
contre-rejet
enjambement
blason
rejet
