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Duolingo Podcast: Traditions iconiques - Perfume

Total questions: 27

Worksheet time: 27mins

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1.

  1. J’ai huit ans et je suis dans le jardin de mes parents, dans la ville de Grasse. Le (a)   est magnifique et sent vraiment très bon. Mon père y a planté beaucoup de fleurs, mais surtout du jasmin, ma fleur préférée.

2.

Je cueille plein de fleurs du jardin : du jasmin, des roses, des tubéreuses et des fleurs d’oranger. Puis je monte dans ma (a)   , j’enlève les pétales des fleurs, et je les mets dans un grand verre.

3.

Mon parfum a des défauts, mais c’est un premier test. J’ai seulement huit ans, et pourtant, je suis sûr d’une (a)   : je veux devenir nez.

4.

Les Français portent du parfum comme ils portent un (a)   . Le parfum révèle toujours quelque chose sur nous. Porter un parfum, c’est en même temps un plaisir, un luxe et un besoin.

5.

Le succès d’un parfum, c’est quand on peut le reconnaître tout de suite. Si vous portez Chanel N°5, J’adore de Dior ou Angel de Thierry Mugler, les gens autour de vous le remarquent. Ce sont des parfums iconiques qui nous rappellent souvent des endroits, des personnes ou des (a)   . Porter un parfum, c’est porter un peu du luxe et du savoir-faire français.

6.

En France, on a cette (a)   de la beauté et de l’élégance. On a aussi des idées et des savoir-faire qu’on a développés pendant des centaines d’années. La grande majorité des parfumeurs sont français. Le parfum, c’est notre spécialité. C’est le symbole de l’élégance à la française.

7.

Au 16e siècle, Grasse était connue pour sa production de gants en cuir de grande (a)   . Mais le problème, c’est que le cuir sentait très mauvais, et cela dérangeait les bourgeois.

8.

Petit à petit, Grasse est devenue célèbre pour ses magnifiques champs de fleurs. En plus, à Grasse, les fleurs poussent très bien, parce qu’il y a souvent du soleil et il fait chaud. Les (a)   climatiques sont idéales. Alors la ville du cuir est devenue la ville des fleurs, et puis celle du parfum.

9.

Pendant des siècles, les habitants de Grasse ont cultivé des fleurs, ils les ont transformées en huiles essentielles et ils ont composé des parfums. Grâce à ces centaines d’années d'expérience, la ville de Grasse a développé un savoir-faire unique au (a)   .

10.

Les parents de mes grands-parents étaient agriculteurs : ils faisaient pousser des (a)   . Mon grand-père, lui, a créé une entreprise. Il achetait et vendait des fleurs pour fabriquer des parfums. Et puis, mon père a continué ce travail.

11.

Avec mon frère et ma sœur, on avait l’habitude de sentir les extraits de fleurs. C’était absolument (a)   . Je faisais ça tous les soirs pour apprendre à reconnaître les odeurs. J’ai fini par toutes les connaître par cœur !

12.

Moi, je n’avais pas fait d’études de parfumerie, mais j’étais très (a)   . Je voulais devenir nez et créer des parfums. Alors je suis allé tenter ma chance à Paris, dans une entreprise de parfumerie. Ils ont accepté de me prendre, et c’est comme ça que j’ai commencé.

13.

Thierry Mugler voulait que la création de son parfum soit très originale. Il voulait créer quelque chose de très (a)   . Dans l’entreprise où je travaillais, sept autres parfumeurs et moi devions proposer une idée. Alors il fallait être créatif et différent.

14.

Dans ce parfum, j’avais mis du patchouli et de la vanille. Je voulais mélanger ces deux odeurs que j’aimais beaucoup. Et rien d’autre. La formule était très (a)   , très minimaliste, mais très suggestive.

15.

Surpuissant… Ce compliment m’a beaucoup touché. Je m’en souviendrai toute ma vie. J’étais extrêmement (a)   et fier.

16.

J’ai voulu recréer cette odeur de mon enfance. Quand je me levais le matin, je descendais dans la cuisine et je sentais l’odeur du café, du pain grillé, de la brioche et du beurre. Puis ma grand-mère me préparait un chocolat chaud. Elle versait le lait chaud, et ensuite, elle ajoutait plusieurs cuillères de cacao en poudre. Ça donnait des odeurs absolument (a)   .

17.

Ce n’est pas simple d’expliquer comment me vient l’idée d’un parfum. C’est souvent une association de plusieurs idées. La création, c’est complexe. C’est (a)   . Cela dépend de son goût personnel, des sensations que l’on ressent, de ses influences.

18.

Année après année, Grasse est devenue de plus en plus industrialisée, et de (a)   champs ont été remplacés par des immeubles ou des centres commerciaux. Chaque fois que j’allais à Grasse, je trouvais la ville changée, et ça me rendait triste. Un jour, je me suis demandé : « Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour sauver la capitale du parfum ? »

19.

Ces (a)   années, des entreprises de parfumerie avaient quitté Grasse parce qu’elles préféraient acheter des fleurs moins chères dans d’autres pays. C’était vraiment dommage, parce que c’est beau d’utiliser nos propres fleurs, cultivées par des experts qui connaissent leur métier.

20.

Je voulais redonner à Grasse du prestige dans le domaine de la (a)   . Mais je ne savais pas par où commencer.

21.

Inscrire les savoir-faire de Grasse au patrimoine de l’Unesco, c’était montrer notre reconnaissance pour les générations passées qui avaient (a)   dur pour nous offrir cet héritage. Mais cela nous permettait aussi de garder une trace de ce savoir-faire pour pouvoir le préserver et le transmettre.

22.

Quand le sénateur m’a demandé de l’aider, j’étais très motivé ! Il m’avait (a)   une mission incroyable ! J’avais envie de transmettre mon savoir-faire, et maintenant, je pouvais le faire concrètement.

23.

Pour toute ma carrière, je dois dire merci à la ville de Grasse. Si j’étais né ailleurs, je ne serais pas devenu celui que je suis aujourd’hui. Tous mes parfums sont (a)   à Grasse, à travers mes souvenirs, mais aussi à travers les produits que j’utilise dans mes parfums. Ils viennent toujours de Grasse. Sans la ville de Grasse, il n’y a pas de parfums…

24.

J’ai ouvert cet e-mail, et je n’en croyais pas mes yeux. On avait (a)   ! Les savoir-faire des parfums de Grasse étaient enfin inscrits au patrimoine de l’Unesco ! J'étais fier parce que je viens de Grasse et parce que j’ai pu contribuer à protéger notre savoir-faire.

25.

Aujourd’hui, il y a plus de champs qu’avant. Pas autant que quand j’étais enfant, mais on va dans la bonne direction. Ça me (a)   tellement plaisir de voir tous ces champs. C’est tellement beau.

26.

On a la chance d’avoir un atelier de parfumerie dans une jolie maison provençale à Grasse, qui s’appelle la Villa Botanica. C’est très paisible et très relaxant. On (a)   aller sentir les dernières extractions et trouver l’inspiration.

27.

Je m’assieds dans le jardin, et je lève les yeux. À droite, il y a un champ de roses. À gauche, il y a la cloche de la cathédrale de Grasse. Et à l’horizon, il y a la mer. Je suis dans mon paradis. Je (a)   une grande respiration, et je me demande : « Comment sera mon prochain parfum ? ».