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Soins palliatifs (sources: site de la SFAP)

Total questions: 49

Worksheet time: 37mins

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1.

Concernant les soins palliatifs :

a)

ils peuvent concerner les nouveaux nés

b)

ils peuvent concerner les personnes handicapées

c)

ils sont destinés uniquement aux personnes atteintes de cancer

d)

ils sont destinés uniquement aux patients qui ne reçoivent plus de traitement spécifique

e)

ils sont destinés aux patients atteints d’une maladie létale en phase avancée ou terminale

2.

CONCERNANT LES SOINS PALLIATIFS :

a)

leur objectif est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle

b)

ils peuvent concerner toute personne en fin de vie

c)

ils peuvent concerner toute personne présentant des complications avec un risque vital engagé

d)

ils peuvent concerner toute personne atteinte d’un cancer

e)

ils considèrent la mort comme un processus naturel

3.

CONCERNANT LES SOINS PALLIATIFS :

a)

ils ne peuvent être associés à des soins curatifs

b)

ils ne concernent que les patients en situation de cancer avancé

c)

ils s’intègrent le plus tôt possible

d)

ils entrent dans une démarche de soins dits continus

e)

ils ne concernent pas que les patients en phase terminale

4.

CONCERNANT LES PATIENTS EN SITUATION PALLIATIVE :

a)

ils peuvent être pris en charge à domicile

b)

ils sont toujours pris en charge à l’hôpital

c)

ils relèvent toujours d’une prise en charge par une USP

d)

ils relèvent parfois d’une prise en charge en HAD

e)

ils relèvent parfois d’une prise en charge par une EMSP

5.

L’ACCOMPAGNEMENT :

a)

consiste à endormir le patient pour éviter toute souffrance.

b)

a pour objectif l’amélioration de la survie du patient.

c)

concerne également la famille du patient pris en charge.

d)

est une forme de solidarité envers autrui.

e)

consiste à orienter les décisions du patient vers un objectif donné.

6.

CONCERNANT LES TRAITEMENTS, LES SOINS ET L’ACCOMPAGNEMENT LORS DE L’AGONIE :

a)

la réduction précoce des apports hydriques artificiels permet d’essayer de réduire les râles agoniques

b)

l’évaluation de la douleur reste indispensable

c)

l’introduction de la Scopolamine peut se justifier

d)

l’appel à la famille peut être nécessaire

e)

la mise en œuvre de Midazolam est indispensable

7.

CONCERNANT LE PROJET DE SOINS D’UN PATIENT EN SITUATION PALLIATIVE :

a)

il nécessite une délibération entre équipe médicale et paramédicale

b)

il consiste à appliquer la volonté du patient

c)

il consiste à appliquer la volonté de l’entourage du patient

d)

il s’agit d’une co-construction entre équipe médicale, paramédicale, patient et famille

e)

il consiste à appliquer le souhait des équipes

8.

CONCERNANT LES THÉRAPEUTIQUES EN SOINS PALLIATIFS :

a)

le traitement étiologique d’un symptôme peut justifier d’une délibération selon la balance bénéfices risques

b)

le traitement symptomatique doit être proposé de préférence en intraveineux

c)

le traitement symptomatique doit être proposé de préférence en sous-cutané

d)

le traitement symptomatique doit être proposé de préférence par voie per os

e)

l’ensemble des thérapeutiques symptomatiques peuvent s’utiliser par intra veineuse ou sous-cutanée

9.

Concernant le traitement de l’occlusion digestive sur carcinose péritonéale non opérable :

a)

le maintien d’une bonne hygiène buccale est fondamental.

b)

la pose d’une sonde naso-gastrique est systématique.

c)

le traitement vise à soulager douleurs, nausées, vomissements et soif.

d)

la prescription de morphinique est contre indiquée car elle favorise l’aggravation de l’occlusion.

e)

l’hydratation et/ou l’alimentation parentérale peuvent être arrêtées en cas d’œdème diffus.

10.

CONCERNANT L’USAGE DES SONDES NASO-GASTRIQUES DANS LES OCCLUSIONS SUR CARCINOSE PÉRITONÉALE NON OPÉRABLE :

a)

la sonde naso-gastrique supprime le plus souvent les nausées et les vomissements.

b)

la sonde naso-gastrique diminue les sensations d’inconfort abdominal.

c)

la sonde naso-gastrique ne contre indique pas l’hydratation ou l’alimentation liquide orale.

d)

il faut systématiquement reposer la sonde naso-gastrique si le patient l’arrache en cas de confusion ou démence.

e)

la sonde naso-gastrique peut altérer la perception de soi ou la rencontre avec autrui.

11.

A PROPOS DE L’ANXIÉTÉ EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE D’UNE MALADIE LÉTALE :

a)

L’écoute est la première attitude de soin

b)

Elle peut être aggravée par des symptômes difficiles qu’il faut chercher à traiter

c)

le recours à d’autres intervenants ou à d’autres techniques peut être un apport en complément ou non des traitements médicamenteux

d)

elle est pathologique chez un patient en fin de vie

e)

l’anxiolyse par Midazolam doit être instaurée par le médecin

12.

CONCERNANT LE TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE DE L’ÉTAT BUCCAL :

a)

la plupart des patients en phase terminale ne ressentent pas la sensation de soif si des soins de bouche réguliers sont effectués

b)

l’hydratation parentérale améliore systématiquement la sensation de soif et le confort.

c)

l’utilisation de coca-cola ou de cidre est possible

d)

l’état buccal nécessite une évaluation régulière

e)

les traitements anti-mycotiques doivent être systématiquement associés

13.

EN L’ABSENCE DE TRAITEMENT ÉTIOLOGIQUE POSSIBLE, CONCERNANT LA DYSPNÉE :

a)

elle génère souvent une majoration de l’anxiété de la personne

b)

l’approche non médicamenteuse est essentielle : ouverture de la fenêtre, attitude calme, écoute, réévaluation régulière

c)

il faut prévenir la sécheresse buccale car elle est fréquente et aggravée par la respiration bouche ouverte

d)

la mise en place d’une oxygénothérapie est à discuter

e)

le médecin pourrait prescrire un traitement morphinique dans l’objectif de réduire la fréquence respiratoire et diminuer la sensibilité des récepteurs à l’hypoxie

14.

L’OBJECTIF D’UNE SÉDATION EN PHASE TERMINALE D'UNE MALADIE LÉTALE EST DE :

a)

abréger la vie d'un patient qui le demande pour faire cesser une souffrance qu’il juge insupportable

b)

diminuer ou faire disparaître la perception d'une situation vécue comme insupportable par le patient alors que tous les moyens disponibles et adaptés à la situation n’ont pas permis d’obtenir le soulagement escompté par le patient

c)

répondre systématiquement à la demande d’un malade de dormir

d)

répondre en urgence à une situation d’hémoptysie cataclysmique chez un patient qui présente un cancer de poumon en phase terminale

e)

répondre à une demande de la famille en souffrance extrême qui souhaite que son proche soit endormi

15.

CONCERNANT LA SÉDATION CHEZ UN PATIENT QUI PRÉSENTE UNE MALADIE GRAVE ET INCURABLE EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE :

a)

la sédation est toujours profonde et continue jusqu’au décès

b)

la sédation est réversible

c)

la sédation profonde et continue jusqu’au décès chez un patient en fin de vie est une pratique très fréquente

d)

la sédation est une pratique systématique chez un patient qui présente une agonie

e)

la sédation accélère systématiquement la survenue du décès

16.

LA SÉDATION DANS LES PHASES AVANCÉES OU TERMINALES DES MALADIES LÉTALES :

a)

Doit être systématique en cas de souffrance psychique en fin de vie

b)

Est instaurée en cas d’arrêt de traitement de ventilation invasive dans le cadre d'un refus d'obstination déraisonnable chez un patient inconscient

c)

Rend confortable la réalisation d'un pansement qui reste très douloureux malgré la mise en œuvre des traitements antalgiques

d)

Est la première réponse à proposer à un patient qui formule une demande d’euthanasie

e)

Peut-être transitoire le temps de palier à une situation d'inconfort majeur

17.

CONCERNANT LA RÉALISATION DE LA SÉDATION CHEZ UN PATIENT EN PHASE AVANCÉ OU TERMINALE D’UNE MALADIE GRAVE ET INCURABLE :

a)

la profondeur de la sédation est évaluée par l’échelle de richmond

b)

la réalisation d’une sédation nécessite l’accord du malade lorsqu'il est conscient

c)

une titration est nécessaire lors de la réalisation d’une sédation

d)

une sédation est toujours poursuivie jusqu’au décès

e)

les posologies doivent être augmentées régulièrement lors de la phase d’entretien d’une sédation

18.

CONCERNANT UNE DEMANDE D'EUTHANASIE FORMULÉE PAR UN PATIENT EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE D'UNE MALADIE LÉTALE :

a)

il ne faut pas aborder la discussion et il faut se réfugier derrière l’interdit de la loi

b)

l’analyse d’une demande d’euthanasie implique l’ensemble de l’équipe de soins

c)

la recherche d'un inconfort altérant la qualité de vie est indispensable

d)

le soignant doit être vigilant dans sa réflexion à ses propres repères philosophiques, éthiques, ou spirituels

e)

l'instauration d'un traitement antidépresseur est systématique

19.

CONCERNANT LA RELATION ET LA COMMUNICATION SOIGNANT-MALADE EN PHASE PALLIATIVE OU TERMINALE D'UNE MALADIE GRAVE, CHRONIQUE OU LETALE :

a)

le soignant cherche à soutenir le malade dans sa capacité à participer à la conduite de son existence

b)

le comportement verbal a une place prépondérante par rapport au non-verbal

c)

l’ambivalence du patient doit être le plus souvent respectée

d)

le vécu et les émotions du soignant n’ont pas leur place dans la relation avec un patient

e)

la relation est empathique, marquée par le respect et la compréhension du patient

20.

CONCERNANT L’ÉCOUTE D’UN PATIENT EN PHASE PALLIATIVE OU TERMINALE D'UNE MALADIE GRAVE, CHRONIQUE OU LÉTALE:

a)

l’écoute est une fonction à assurer par tous les professionnels de santé

b)

l’écoute cherche à favoriser la parole du patient

c)

il ne faut pas laisser de temps de silence car ils sont angoissants pour le patient

d)

lorsque le soignant écoute, il ne doit pas prêter attention à son propre vécu

e)

les propos du patient doivent être classifiés en termes psychopathologiques

21.

CONCERNANT L’ANNONCE D’UNE MAUVAISE NOUVELLE EN PHASE PALLIATIVE OU TERMINALE D'UNE MALADIE GRAVE, CHRONIQUE OU LÉTALE :

a)

elle est souvent perçue de manière violente et angoissante par le patient et ses proches

b)

il existe une distinction à prendre en compte entre « information » et « vérité »

c)

il est obligatoire d’aborder tous les éléments d’information à la première consultation

d)

il est conseillé de s’assurer de la bonne compréhension du patient en le questionnant

e)

il est recommandé de ne pas laisser d'espoir afin d’éviter au patient d’être déçu

22.

LORSQU’UN INFIRMIER ASSISTE UN MÉDECIN QUI DOIT DÉLIVRER UNE INFORMATION POTENTIELLEMENT DIFFICILE À ENTENDRE POUR LE PATIENT, IL EST CLASSIQUEMENT RECOMMANDÉ DE :

a)

s’asseoir

b)

prévoir que cela peut prendre du temps

c)

donner d’emblée l’information au patient pour créer un climat de confiance

d)

de rencontrer le patient avec son entourage

e)

aider le patient à reformuler ce qu’il a compris suite à l’annonce

23.

LORSQU’UN INFIRMIER ASSISTE UN MÉDECIN QUI DOIT DÉLIVRER UNE INFORMATION POTENTIELLEMENT DIFFICILE À ENTENDRE POUR LE PATIENT, IL EST CLASSIQUEMENT RECOMMANDÉ DE :

a)

utiliser les termes les plus techniques possibles

b)

vérifier la compréhension par le patient de ce qui a été énoncé tout au long de l’entretien

c)

rapporter à l'équipe sans retenue l'ensemble des propos de l'entretien

d)

informer l’équipe que l’on a eu un entretien avec le patient et qu’il faut prêter attention à lui

e)

prévoir de revoir le patient

24.

CONCERNANT LES MÉCANISMES DE DEFENSE EN PHASE PALLIATIVE OU TERMINALE D'UNE MALADIE GRAVE, CHRONIQUE OU LÉTALE :

a)

ils concernent tant les patients que les soignants

b)

il s’agit de mécanismes conscients pour fuir la réalité

c)

il est préférable de ne pas les prendre en compte dans la relation et la communication

d)

ils visent à réduire les tensions psychiques internes

e)

ils sont définitifs et ne peuvent évoluer au fil du temps

25.

EN CE QUI CONCERNE LES MÉCANISMES DE DEFENSE DES PERSONNES MALADES :

a)

la dénégation correspond à un refus partiel de la réalité

b)

le déplacement survient lorsqu’un sujet de préoccupation apparemment anodin prend la première place dans le discours du patient au détriment de la maladie

c)

la maîtrise traduit la volonté du patient de conserver le contrôle de ce qui lui arrive

d)

la maîtrise est souvent une modalité de lutter contre une angoisse envahissante

e)

lorsqu’un patient est dans la maîtrise, il faut s’opposer fermement au contrôle qu’il exerce sinon les soignants ne pourront plus conduire la prise en soins comme ils le souhaitent

26.

EN CE QUI CONCERNE LES MÉCANISMES DE DEFENSE DES PERSONNES MALADES :

a)

la régression correspond à un retour à des formes antérieures de développement psychique et peut protéger le patient

b)

lorsqu’un patient est en régression, la meilleure attitude est de le stimuler

c)

la sublimation est une tentative de dépasser l’épreuve en lui donnant éventuellement un sens

d)

le déni est un mécanisme fréquemment injustement cité par les soignants pour expliquer l'attitude d'un patient

e)

lorsqu'un patient est dans le déni, il faut rapidement l’informer à nouveau de la gravité de sa situation

27.

EN CE QUI CONCERNE LES MÉCANISMES DE DEFENSE DES SOIGNANTS :

a)

le mensonge du soignant peut être une modalité de lutte contre son angoisse

b)

la fausse réassurance consiste à entretenir un espoir artificiel

c)

la délivrance d’informations techniques en continu peut être une réaction protectrice du soignant contre son angoisse

d)

la dérision est un comportement de fuite qui vise à banaliser la souffrance du patient par l’ironie

e)

Il est anormal que le soignant ait des mécanismes de défense pour lutter contre l’angoisse

28.

EN CE QUI CONCERNE L’ÉPUISEMENT PSYCHIQUE DES SOIGNANTS :

a)

il peut être dépisté par des tests simples

b)

c’est un problème rarement rencontré chez les soignants

c)

cela peut être favorisé par un idéal professionnel élevé

d)

il peut être atténué par une relation authentique avec le patient

e)

une vie relationnelle de qualité avec les autres acteurs du soin peut protéger de l’épuisement professionnel

29.

EN CE QUI CONCERNE LE SYNDROME D'ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL :

a)

l’épuisement émotionnel se caractérise par une incapacité à accueillir une émotion nouvelle avec des moments d’explosions émotionnelles (pleurs ou colère)

b)

l’épuisement émotionnel disparaît après un week end de repos

c)

l’adoption systématique d’un langage médical peut être un signe du syndrome d’épuisement professionnel

d)

la déshumanisation de la relation à l’autre est une des dimensions du syndrome d’épuisement professionnel

e)

le syndrome d’épuisement professionnel survient uniquement chez des personnes présentant des fragilités psychiatriques pré-existantes

30.

A PROPOS DE L’ACCOMPAGNEMENT DE L’ENTOURAGE D’UN PATIENT EN PHASE PALLIATIVE OU TERMINALE D'UNE MALADIE GRAVE, CHRONIQUE OU LÉTALE ET/OU EN FIN DE VIE :

a)

il est interdit d’échanger avec les proches si le patient s'y oppose

b)

il est systématiquement conseillé de limiter l’accueil et la venue des proches pour ne pas fatiguer le patient

c)

il est conseillé d’expliquer avec prudence sans répondre forcément à toutes les questions

d)

il est recommandé d’indiquer un pronostic précis afin que les proches puissent s’organiser

e)

il peut être utile de réaliser des entretiens en présence du patient et de ses proches

31.

A PROPOS DE L’ACCOMPAGNEMENT DE L’ENTOURAGE D’UN PATIENT EN PHASE PALLIATIVE OU TERMINALE D'UNE MALADIE GRAVE, CHRONIQUE OU LÉTALE ET/OU EN FIN DE VIE :

a)

la présence des proches peut être une aide pour les équipes soignantes

b)

le soignant doit jouer un rôle de médiation dans les conflits familiaux

c)

il est conseillé, si possible, d’anticiper avec les proches l’évolution médicale et la possibilité du décès

d)

il n’est pas possible d’autoriser un proche à administrer certains médicaments au domicile

e)

il faut veiller à maintenir les proches dans une place d’aidant et non de soignant

32.

A PROPOS DE L’ACCOMPAGNEMENT DES ENFANTS DONT LES PARENTS SONT ATTEINTS D’UNE MALADIE LÉTALE :

a)

les adultes ont tendance à protéger les enfants et à se protéger eux-mêmes en leur cachant la vérité

b)

un des axes est de permettre à l’enfant de reconnaître et d’exprimer ses émotions

c)

des explications médicales adaptées peuvent aider l’enfant

d)

l’enfant ne doit pas voir le corps du parent décédé pour mieux vivre son deuil

e)

l’enfant peut se sentir responsable de la maladie de son parent

33.

A PROPOS DU CONGÉ DE SOLIDARITÉ FAMILIALE :

a)

il permet aux salariés d’interrompre leur activité professionnelle pour accompagner un proche atteint d’une maladie grave ou d’une pathologie avec risque létal

b)

il est valable 1 an

c)

il est associé à la poursuite de la rémunération salariale par l’employeur

d)

il peut être obtenu quel que soit le lieu de vie de la personne malade (domicile, hôpital, EHPAD…)

e)

le congé n’est pas rémunéré mais le salarié peut demander l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie pour 21 jours maximum

34.

A PROPOS DE L’ALLOCATION JOURNALIÈRE D’ACCOMPAGNEMENT :

a)

c’est une allocation versée par l’assurance maladie pour qu’une personne puisse accompagner un proche en interrompant son activité professionnelle

b)

elle est valable lorsque la personne malade est hospitalisée

c)

elle est valable lorsque la personne malade est maintenue au domicile

d)

elle peut être allouée sur 3 mois

e)

elle est renouvelable

35.

A PROPOS DES BÉNÉVOLES D’ACCOMPAGNEMENT :

a)

ils sont soumis au même secret professionnel que les soignants

b)

ils peuvent se substituer aux soignants à domicile

c)

ils peuvent assurer une présence pour soulager les proches

d)

il s’agit de membres d’associations religieuses

e)

ils reçoivent une formation et un encadrement de la part de leur association

36.

A PROPOS DU REFUS DE TRAITEMENT DE LA PART D’UN PATIENT :

a)

ce n’est autorisé que dans un contexte de fin de vie

b)

la loi KOUCHNER de mars 2002 oblige à s’assurer de la capacité de discernement de la personne

c)

il faut à tout prix convaincre le patient d’accepter le traitement

d)

il est conseillé de chercher à comprendre les motivations du patient

e)

il est important de laisser du temps à la réflexion et parfois d’introduire un tiers

37.

A PROPOS DU CADRE LÉGAL ENCADRANT LE REFUS DE TRAITEMENT :

a)

la volonté de la personne doit être respectée après l'avoir informée des conséquences de ses choix

b)

le choix du patient doit être accepté d’emblée

c)

il faut informer et consulter les proches

d)

un document doit être signé par le patient attestant son refus de traitement

e)

la décision prise doit être mentionnée dans le dossier médical

38.

CONCERNANT LE QUESTIONNEMENT SUR LA PROPORTIONNALITÉ DES TRAITEMENTS :

a)

cela ne concerne que les traitements spécifiques ou étiologiques (anticancéreux par ex.)

b)

cela concerne les traitements qui peuvent prolonger artificiellement la vie

c)

cela peut être une réflexion aidante lors de l’expression d’une demande « d’euthanasie »

d)

cela doit toujours être une réflexion initiée à la demande du patient

e)

certains patients ne souhaitent pas participer aux décisions qui les concernent

39.

A PROPOS DE L’AUTODETERMINATION DU PATIENT :

a)

certains patients ne parviennent pas à exprimer leur volonté

b)

un des objectifs du soin est de soutenir la capacité d’autodétermination de la personne malade

c)

certains patients expriment des choix qui vont à l’encontre des repères du médecin

d)

certains patients expriment des volontés aux conséquences délétères pour l’entourage

e)

ce principe prévaut toujours sur les repères légaux et sociétaux

40.

QUELS ARGUMENTS PEUVENT ÊTRE ÉVOQUÉS POUR S’OPPOSER À UNE DÉPÉNALISATION DE L’EUTHANASIE :

a)

la plupart des demandes d'euthanasie sont réversibles après accompagnement de la personne et prise en charge de la souffrance exprimée

b)

la dignité est inhérente à l’être humain, quelle que soit sa condition

c)

l'euthanasie est incompatible avec certains repères éthiques du soin

d)

l'euthanasie pourrait porter atteinte aux plus vulnérables

e)

l’expérience des pays ayant dépénalisé l’euthanasie montre qu’il est difficile de maintenir le respect des critères et de la procédure malgré le cadre légal

41.

A PROPOS DE LA DÉLIBÉRATION CHEZ UN PATIENT EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE DE MALADIE LÉTALE ET/OU EN FIN DE VIE :

a)

l’équipe de soins peut solliciter les médecins afin d'organiser une délibération collective

b)

le médecin doit appliquer l’avis de l’équipe de soins

c)

pour prendre la décision, il faut un consensus de l’équipe de soins

d)

la recherche d’un consensus est souhaitable

e)

elle peut bénéficier du regard de personnes externes à l'équipe

42.

A PROPOS DE L’HYDRATATION ARTIFICIELLE CHEZ UN PATIENT EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE DE MALADIE LÉTALE ET/OU EN FIN DE VIE :

a)

un patient hydraté par voie parentérale ne ressent pas la soif

b)

l’hydratation artificielle peut prolonger la durée de vie du patient

c)

l’arrêt ou la diminution de l’hydratation artificielle contribuent à diminuer l’encombrement bronchique

d)

l’hydratation artificielle est systématique en fin de vie

e)

la sensation de soif est diminuée par des soins de bouche réguliers

43.

A PROPOS DE L’ARRÊT D’UNE HYDRATATION ARTIFICIELLE CHEZ UN PATIENT EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE DE MALADIE LÉTALE ET/OU EN FIN DE VIE :

a)

il faut discuter préalablement les représentations que chacun en a

b)

La loi Clayes/Léonetti de février 2016 affirme que l’hydratation artificielle est un traitement qui peut être arrêté

c)

si l’hydratation artificielle est suspendue, il faut maintenir une bonne hygiène buccale et réaliser des soins de bouche réguliers

d)

l’arrêt d’une hydratation artificielle est une décision facilement acceptée par les familles

e)

L’hydratation artificielle est un traitement qui peut être initié, limité ou arrêté

44.

A PROPOS DE LA NUTRITION ARTIFICIELLE CHEZ UN PATIENT EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE DE MALADIE LÉTALE ET/OU EN FIN DE VIE :

a)

en cas d’arrêt de la nutrition artificielle, la sensation de faim est douloureuse et persistante

b)

la nutrition artificielle peut être justifiée

c)

il existe une grande variabilité des représentations autour de l’alimentation

d)

dans certaines situations cliniques, la nutrition artificielle améliore le confort du patient

e)

dans certaines situations cliniques, la nutrition artificielle prolonge la vie du patient

45.

A PROPOS DE LA DÉLIBÉRATION SUR L’USAGE OU NON DES CORTICOÏDES EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE DE MALADIES LÉTALES ET/OU EN FIN DE VIE :

a)

les corticoïdes sont des traitements symptomatiques fréquemment utilisés

b)

les corticoïdes ne prolongent jamais la vie et ne relèvent donc pas d’une délibération sur l’obstination déraisonnable

c)

les modifications du visage induites par la corticothérapie sont mal vécues par les personnes malades et invitent à un usage prudent de ces derniers au long cours

d)

En fin de vie, l’usage des corticoïdes doit être systématiquement associé à un régime hyposodé

e)

les corticoïdes peuvent être administrés par voie sous cutanée

46.

A PROPOS DES CHIMIOTHÉRAPIES CHEZ LES PATIENTS EN PHASE AVANCÉE OU TERMINALE DE MALADIES LÉTALES :

a)

l’objectif est parfois de prolonger l’existence du patient

b)

l’objectif est parfois d’améliorer le confort et la qualité de vie du patient

c)

Les chimiothérapies peuvent occasionner des effets secondaires directs qui s’opposent à l’objectif de maintien de la qualité de vie

d)

L’arrêt d’une chimiothérapie ne signifie pas l’arrêt du suivi du patient

e)

l’évaluation de l’efficacité est clinique si l’objectif est l’amélioration du confort

47.

A PROPOS DE LA LOI SUR LES DROITS DES MALADES ET LA FIN DE VIE (LOI DITE LÉONETTI D’AVRIL 2005) :

a)

elle valide la possibilité d’euthanasie dans certaines situations bien précises

b)

elle reconnaît au patient le droit de refuser tout traitement

c)

elle reconnaît à la famille le droit opposable de refuser un traitement pour le patient

d)

elle reconnaît à la personne de confiance le droit de retranscrire la volonté d’un patient inconscient qu'il aurait exprimé antérieurement

e)

elle vise à s’opposer à l’obstination déraisonnable

48.

DANS LE CADRE D’UN PATIENT INCAPABLE D’EXPRIMER SA VOLONTÉ EN FIN DE VIE (loi Léonetti) :

a)

les décisions thérapeutiques demeurent sous responsabilité médicale

b)

le médecin doit s’enquérir de l’existence de directives anticipées

c)

le médecin doit obligatoirement respecter l’avis de la personne de confiance

d)

la personne de confiance, en l’absence de nomination, est la personne à prévenir

e)

les décisions doivent faire l’objet d’une délibération en procédure collégiale

49.

A PROPOS DE L’OBSTINATION DÉRAISONNABLE TELLE QU'ELLE EST DÉFINIE DANS LA LOI :

a)

un médecin peut être poursuivi juridiquement pour obstination déraisonnable

b)

lorsqu’un traitement n’a comme effet que le seul maintien artificiel de la vie, il peut être considéré comme pouvant relever d’une obstination déraisonnable

c)

lorsqu’un traitement apparaît inutile au malade, il peut être considéré comme pouvant relever d’une obstination déraisonnable

d)

lorsque l’usage d’un traitement apparaît disproportionné, il peut être considéré comme pouvant relever d’une obstination déraisonnable

e)

Lorsqu’un traitement est très onéreux, il peut être considéré comme pouvant relever d’une obstination déraisonnable