wayground logo

Free Printable Worksheets

Font size

S
M
L
XL
Worksheets

L.L. : Les embarras de Paris, Boileau (Satires)

Total questions: 43

Worksheet time: 32mins

Name
Class
Date
1.

Au XVIIe siècle, Paris connaît un important essor, même si le roi a commencé à aménager (a)   où il séjourne, délaissant le Louvre. La ville s'agrandit pour atteindre 400000 habitants. De nombreux couvents sont construits, des hôpitaux et l'île Saint-Louis est aménagé. 

2.

En même temps, les journées des barricades pendant la fronde (1648) conduisent le ministre (a)   à élargir les rues pour les sécuriser tandis que les embellissements se font pour célébrer la gloire du Roi-Soleil. Ces réalités historiques expliquent la description faite par Boileau. 

3.

Nicolas Boileau (1636-1711) est considéré comme un théoricien de / du ............................................., notamment avec son Art Poétique, où il pose les règles de la versification et du « bon goût » à travers l’analyse des différents registres littéraires.

a)

baroque

b)

la préciosité

c)

libertinage

d)

classicisme

4.

Le titre du recueil, (a)   , dont l’étymologie renvoie à la farcissure, au pot-pourri, invite à mettre en lumière les variations du poète sur le thème du bruit : variété de l’origine des bruits (naturel, animal, humain), variété de la nature des bruits (aigus, forts, réguliers, omniprésents, mêlés…), variété des jeux sonores (allitérations en [r], [d] et [t] et diérèse sur « laborieux »)..

5.

Ce poème relève de la satire de (a)   : il met en scène l’agacement du poète face aux embarras de Paris.

6.

Quelle problématique pourrait convenir pour cette lecture linéaire ?

Certaines formulations seront à étoffer.

a)

Dans quelle mesure l’univers urbain est-il poétique ?

b)

Quels sont les sentiments de Boileau par rapport à la ville et comment les exprime-t-il ?

c)

Comment évolue la représentation de la ville ?

d)

Comment Boileau critique-t-il Paris et la vie qu’on y mène ? 

7.

La tension entre le thème prosaïque (les bruits dans Paris, évoqués à travers le chant des coqs, les cloches de l’église ou des activités commerciales comme celles du serrurier, des livreurs, des maçons, des boutiquiers) et l’écriture aux accents épiques (phrase emphatique, rythme ternaire, hyperbole, antithèse) fait naître un style ................, propre à la satire.

a)

ironique

b)

comique

c)

héroï-comique

d)

héroïque

8.

Dans cette sixième satire, Boileau, bourgeois parisien, qui connaît bien sa ville, s’inspire aussi, en digne partisan des (a)   des écrivains antiques, Horace et Juvénal, avec leur description de Rome.

9.

Boileau bâtit ainsi la légitimité du genre de la satire en tempérant son imitation de ....................... par une écriture maîtrisée et mesurée (recours aux alexandrins à rimes plates, syntaxe, rythme) : les « embarras » de la satire, un genre qui peine à trouver sa raison d’être jusqu’au XVIIe siècle à cause de son inspiration prosaïque, se trouvent ainsi disciplinés.

a)

Juvabien

b)

Juvénil

c)

Juvénal

d)

Junie

e)

Junon

10.

Boileau cherche également à bâtir sa légitimité de jeune écrivain en délivrant une leçon utile et agréable sur les ................... du monde.

a)

ordres

b)

dérives

c)

plaisirs

d)

désordres

11.

L’extrait reproduit l’agitation intense d’une ville en chantier, à travers l’évocation des (1) ........................................., « des couvreurs », « des paveurs », et de leurs (2) .......................  : « un ais », « une poutre », « l’ardoise et la tuile ».

a)

(1) métiers du bâtiment

b)

(1) métiers de la ville

c)

matériaux

d)

matières

12.

Les rues restent encore étroites, ce qui ressort de l'/la ............................... :

"Aussitôt cent chevaux dans la foule appelés 

De l'embarras qui croît ferment les défilés"

a)

ironie

b)

métaphore filée

c)

comparaison militaire

d)

hyperbole

13.

On note l'insistance de l'auteur sur le manque d’ / de ......................, puisqu’il n’y pas d’égout pour évacuer les eaux usées :

« le pavé glissant », « un grand tas de boue ».

a)

éboueurs

b)

gouttières

c)

hygiène

d)

discernement

14.

Boileau mêle dans son poème le monde humain et le monde (a)  

15.

Toutes les classes sociales y sont représentées : .................... avec « un enterrement »

a)

le clergé

b)

les serviteurs

c)

les privilégiés

d)

le peuple parisien, artisans, commerçants

16.

Toutes les classes sociales y sont représentées : ............................................... avec leurs « charrette[s] ».

a)

le clergé

b)

les serviteurs

c)

les privilégiés

d)

le peuple parisien, artisans, commerçants

17.

Toutes les classes sociales y sont représentées : .............................................. dans leurs « carrosses »

a)

le clergé

b)

les serviteurs

c)

les privilégiés

d)

le peuple parisien, artisans, commerçants

18.

Toutes les classes sociales y sont représentées : ................................................ « les laquais »

a)

le clergé

b)

les serviteurs

c)

les privilégiés

d)

le peuple parisien, artisans, commerçants

19.

Les révoltes sont même évoquées par la rime entre « brigades » et « barricades »,

souvenirs probables de la (a)  

20.

Les animaux, eux, vont des plus (a)   , les « chiens », « les chevaux », jusqu’aux plus inattendus, « un grand troupeau de bœufs », peut-être promis aux abattoirs, et « des mulets ». 

21.

Boileau s’emploie à confondre ces deux mondes, en créant des (a)    : 

« Font aboyer les chiens et jurer les passants »,   

« Chacun prétend passer ; l’un mugit, l’autre jure ».

22.

Le poème dévoile ainsi une ville en proie à un total (a)   , envahie par le bruit et l’agitation.

Tous les bruits se mélangent, en effet, pour créer un vacarme infernal que résument les deux dernier vers :

« On n’entend que des cris poussés confusément. / Dieu, pour s’y faire ouïr, tonnerait vainement ».

23.

Cette impression de désordre est renforcée par l’actualisation spatio-temporelle :

       Pour le temps :

a)

Le temps utilisé généralement est le présent, ce qui place les actions sous nos yeux.

b)

Les participes présents s’accumulent (« l’un l’autre s’agaçants », « en tournant », « s’efforçant de passer », « arrivant à la file »)

c)

Les participes présents juxtaposent les actions en les rendant simultanées, ce qui ajoute à la confusion.

d)

Les indices temporels en accélérant le rythme reproduisent l’agitation : « sans cesse », « à l’instant », bientôt », « en moins de rien », « Aussitôt »

24.

Cette impression de désordre est renforcée par l’actualisation spatio-temporelle.

Pour l’espace :

a)

Le poème s’ouvre et se ferme sur une généralisation : « En quelque endroit que j’aille », « partout ».

b)

Des rues encombrées, un gigantesque embouteillage, un bruit incessant et une foule dense, telle est donc l’image de Paris que nous propose Boileau.

c)

Les lieux sont distingués, d’abord par un parallélisme avec l’anaphore de « là » qui suggère qu’aucun endroit n’échappe à cette agitation.

d)

La description se focalise sur un seul lieu (« en cet endroit ») qui rassemble en lui la confusion la plus totale.

25.

La dénonciation est prise en charge par le narrateur,

qui est à la fois ...........................

« Je vois », « Je trouve »,

(2)............................... :

« En quelque endroit que j’aille, il faut fendre la foule », (v. 1),

mais aussi victime puisque de sujet, il devient objet :

« L’un me heurte », « Des paveurs […] me bouchent le passage ».

a)

(1) témoin

b)

(1) suspect

c)

(2) comédien

d)

(2) bourreau

26.

L’enjambement entre les deux premiers vers fait ressortir le contraste entre cet homme, seul, et la foule, amplifiée par les choix lexicaux qui forment un ..................................... :

« la presse / D’un peuple d’importuns qui fourmillent sans cesse ».

a)

enjambement

b)

parallélisme

c)

pléonasme

d)

chiasme

27.

................................................... entre les deux premiers vers fait ressortir le contraste entre cet homme, seul, et la foule, amplifiée par les choix lexicaux qui forment un pléonasme :

« la presse / D’un peuple d’importuns qui fourmillent sans cesse ».

a)

enjambement

b)

parallélisme

c)

pléonasme

d)

chiasme

28.

La première personne du singulier disparaît, « je » s’efface dans la suite du texte, comme si le bruit ne lui permettait plus de faire entendre sa voix : « on n’entend que des cris » (v. 31) forme une généralisation qui ôte à la ville tout visage humain.

a)

Vrai

b)

Faux

c)

Je ne sais pas

29.

 Au début du passage, le narrateur se présente lui-même en victime de bien des désagréments qui, en s’enchaînant rapidement et avec .................................... [ d ], [ t ], [ R ], semblent illustrer les coups reçus :

« L’un me heurte d’un ais dont je suis tout froissé ; / Je vois d’un autre coup mon chapeau renversé ».

a)

leurs sonorités brutales

b)

leurs sonorités douces

c)

allitérations

d)

assonances

30.

L'auteur dénonce les risques potentiels.

Les deux vers,  « Et des couvreurs grimpés au toit d’une maison / En font pleuvoir l’ardoise et la tuile à foison », scandés par des sonorités rudes, semblent transformer les hommes en (a)   défendant une citadelle assiégée.

31.

Le risque est également évident pour les passants…

Un enjambement, soutenu par ............................... en [ R ] (« sur une charrette une poutre branlante »), comme pour imiter la vibration menaçante,  avec la formule verbale, « Vient menaçant de loin la foule » poursuit cette image militaire, comme s’il s’agissait de l’arrivée solennelle des canons, sur un rythme ralenti. 

a)

l’allitération

b)

l'assonance

c)

l'anaphore

d)

l'anacoluthe

32.

il semble que nous assistions à un combat de chars, ici encore avec les sonorités (a)   , [ k ] et [ R ], pour reproduire le fracas de l’accident :

« D’un carrosse en tournant il accroche une roue,/Et du choc le renverse en un grand tas de boue ».

33.

De cela ressort l’image d’une violence, dont les habitants de Paris ne peuvent qu’être les victimes.

La fin de l’extrait, avec l’arrivée des « cent chevaux dans la foule appelés », .................................. même cette violence toujours prête à surgir.

Il s’agit sans doute de l’arrivée de la police, alors appelée pour mettre fin au désordre et rétablir le calme : ils « ferment les défilés », c’est-à-dire empêchent l’accès au lieu des troubles.

a)

minimise

b)

amplifie

c)

exagère

d)

ironise

34.

Mais, loin de calmer le peuple, cette arrivée (de la police) provoque la révolte et Boileau se souvient peut-être des émeutes de la Fronde : des ......................... surgissent.

 

Tout se passe donc comme si la capitale vivait une perpétuelle tension, comme un état de guerre permanent.

a)

"artisans"

b)

"chevaux"

c)

"barricades"

d)

"mulets"

35.

La tonalité ................................... se rattache à une autre tonalité, plus large, le comique. Ici on en reconnaît deux formes : l’humour et le burlesque.

a)

ironique

b)

polémique

c)

épique

d)

satirique

e)

réaliste

36.

Retrouvez le mot correspondant à la définition suivante :

Il consiste à rire de soi-même, et c’est bien ce que fait Boileau, lui aussi passant dans ces rues, transformé en une sorte d’objet lorsqu’il reçoit des coups successifs.

a)

Le burlesque

b)

L’humour

37.

Retrouvez le mot correspondant à la définition suivante :

Il procède d’un décalage entre grandeur et petitesse : il consiste à traiter, par exemple, sur un ton noble, un sujet familier, voire vulgaire, tels les embouteillages représentés ici. On notera, en effet, le contraste entre le tragique et la caricature.

a)

Le burlesque

b)

L’humour

38.

Le burlesque : Il procède d’un décalage entre grandeur et petitesse : il consiste à traiter, par exemple, sur un ton noble, un sujet familier, voire vulgaire, tels les embouteillages représentés ici. On notera, en effet, le contraste entre le tragique et la caricature.

  • Le (a)    apparaît dans la vision de l’ « enterrement », dont la solennité est imagée par le rythme lent de l’enjambement des vers 5 et 6, les sonorités nasales associées au [ l ], la présence d’une « croix » qui, au lieu d’être salvatrice, est « de funeste présage », et l’allusion à une véritable fatalité dans « le sort malencontreux ». 

39.

Le burlesque : Il procède d’un décalage entre grandeur et petitesse : il consiste à traiter, par exemple, sur un ton noble, un sujet familier, voire vulgaire, tels les embouteillages représentés ici. On notera, en effet, le contraste entre le tragique et la caricature.

  • La (a)   , quant à elle, est caractérisée par l’excès qui imprègne l’ensemble du texte, depuis le pléonasme au début (« fourmillent sans cesse ») jusqu’à la gradation des chiffres : nous avons d’abord « une charrette » avec « six chevaux », puis « un carrosse » est suivi d’« un autre », puis de « vingt autres », puis de « plus de mille ». De même à « un grand troupeau de bœufs » vont se joindre « des mulets », puis « cent chevaux »…

40.

Ce passage ne comporte ni thèse, ni argument : Boileau ne cherche pas à imposer un idéal d’urbanisme, ni à expliquer les causes de cet état de fait. Mais, à travers le tableau pittoresque qu’il peint de la capitale, le texte accumule tant d’exemples qu’il finit par prendre une dimension (a)  

41.

Car là est bien l’intérêt de la satire :

en tournant en dérision des (a)   , elle parvient à discréditer,

dans ce passage ceux qui sont en charge de la ville et de son bon fonctionnement. 

42.

Pourtant, il ne s’agit pas ici d’une œuvre « engagée » : la quasi épopée, vécue par un héros qui reste, tout de même, fort ridicule quand il se trouve malmené, bousculé, est trop dérisoire.

a)

Vrai

b)

Faux

43.

Boileau cherche plutôt à appliquer ses principes d’« imitation » des (a)   Il est d’ailleurs frappant que, dans la satire VII, datant de 1663, Boileau commence par prendre du recul sur l’intérêt de la satire en tant que genre littéraire.