WorksheetsL'Image Chapitres 5 à 7
Total questions: 40
Worksheet time: 24mins
Notre Chapitre 5 portait sur le Cratyle de Platon. Quel était l'objet (le sous-titre) de ce dialogue ?
Qu'est-ce que la rhétorique ?
De la beauté
De la Justice
La question de la justesse des noms
Quels sont les personnages principaux du Cratyle ?
Socrate, Hippias, Cratyle
Socrate, Hippias, Hermogène
Socrate, Hermogène, Cratyle
Hermogène, Cratyle, Aristote
Quelle est la thèse défendue par Hermogène ?
Les noms sont justes par convention
Les noms sont justes selon le nomos
Les noms sont justes par nature
Les noms sont justes selon la phusis
Qui défend la thèse selon laquelle " il y a pour chaque chose un nom qui lui est propre et qui lui appartient par nature ; il y a dans les noms une certaine propriété naturelle qui se retrouve la même chez les Grecs et chez les Barbares " ?
Cratyle
Hermogène
Qui défend la thèse selon laquelle : " un nom est la désignation d'un objet par tel ou tel son d'après une convention arbitraire ; la propriété des noms ne réside que dans la convention et le consentement des hommes ; c'est la loi et l'usage qui les ont tous établis et consacrés" ?
Cratyle
Hermogène
Dans un premier temps, Socrate va échanger avec Hermogène. Il va lui faire reconnaître que :
On peut dire vrai et faux
Il y a un discours vrai et un discours faux
Le discours vrai dit les choses comme elles sont, le faux comme elles ne sont pas
Le discours vrai est vrai dans son entier, dans toutes ses parties
Le nom est la plus petite partie du discours
Hermogène défend sa thèse : Chaque chose peut avoir autant de noms que chacun lui en donnera. Socrate rapproche alors cette thèse d'Hermogène de celle d'un sophiste célèbre pour lequel "l'homme est la mesure de toutes choses ; de celles qui sont, mesure de leur être, de celles qui ne sont pas, mesure de leur non-être." Qui est ce célèbre sophiste ?
Prodicos
Hippias
Protagoras
Euthydème
La thèse relativiste de Protagoras est défendue dans un ouvrage qu'il a écrit et qui porte pour titre "La Vérité". Socrate, dans le dialogue intitulé Théétète, attaque Protagoras en faisant remarquer que :
Si Protagoras a raison, pourquoi n'a-t-il pas dit "le pourceau ou le cynocéphale est la mesure de toutes choses" ?
Si Protagoras a tort, pourquoi lui a-t-on donné les énormes honoraires qu'il demandait ; méritait-il la réputation de sage qu'il avait ; méritait-il d'enseigner ?
Après avoir rapproché la thèse d'Hermogène du relativisme de Protagoras, Socrate la rapproche aussi de la position de deux autres sophistes (Euthydème et Dionysodore), pour lesquels toutes les choses sont de même à tous, à la fois, et toujours. Par exemple, Euthydème prétend, sous prétexte qu'on ne puisse pas être père et ne pas l'être, que :
Son père est le père de tout le monde, des hommes, des chevaux et de tous es êtres vivants
Sa mère est aussi leur mère
Les hérissons marins ont aussi sa mère pour mère
Il est frère des vaux, des petits chiens et des cochons de lait
Ainsi, en reconnaissant, contre Protagoras, qu'il y a des hommes tout-à-fait méchants et d'autres tout-à-fait bons, et que, contre Euthydème, que toutes les choses ne sont pas de même à tous, à la fois et toujours, Hermogène admet que :
Les choses ont en elles-mêmes une réalité constante, une essence
Il en est de même des actions
Par exemple, il y a une bonne façon de couper, de brûler
Pour bien réaliser une action sur une chose, on doit d'abord considérer la nature de la chose sur laquelle on veut agir
Par voie de conséquence, Hermogène reconnaît ou ne reconnaît pas que : parler étant aussi une action et nommer une partie de l'action de parler, on nomme selon la nature des choses à nommer et au moyen adéquat, c'est-à-dire du nom ?
Hermogène reconnaît
Hermogène ne reconnaît pas
Socrate continue son échange avec Hermogène : puisque le nom est un instrument d'enseignement de ce que sont les choses, il faudra s'en servir correctement. Mais qui a l'autorité nécessaire pour indiquer la justesse des noms ?
Le législateur sous l'autorité du dialecticien
Le dialecticien sous l'autorité du législateur
Compléter la phrase suivante par les mots manquants : "Le législateur doit former les (...) avec les sons et les syllabes qui conviennent aux (...) qu'il veut nommer ; et pour cela il doit regarder la (...), (eidos) du nom adéquat".
choses ; noms ; Forme
Forme ; noms ; choses
noms ; choses ; Forme
noms ; Forme ; choses
Au terme de cet échange avec Hermogène, Socrate donne raison à Cratyle : il y a des noms naturels aux choses, et tout homme ne peut pas être un artisan de noms. Mais dans un second temps, en échangeant avec Cratyle, Socrate va relativiser sa thèse naturaliste.
C'est vrai !
C'est faux !
Socrate fait remarquer à Cratyle qu'il peut y avoir des législateurs meilleurs que d'autres, que le nom et l'objet nommé sont deux choses distinctes et que le nom est, en quelque manière :
une image de la chose
la chose elle-même
une sorte de peinture
une imitation
Socrate en vient à parler des noms primitifs (des premiers noms). Celui qui a voulu imiter la nature des choses :
a pu omettre ou ajouter des lettres et des syllabes aux premiers noms
n'a pu omettre ou ajouter des lettres et des syllabes aux premiers noms
Il y aura donc des bons et des mauvais législateurs, selon que par le mot on retrouve ou non, ou mal, le caractère distinctif de la chose dont il est l'image.
C'est vrai !
C'est faux !
Socrate et Cratyle s'accordent à dire que :
Un nom est bien fait lorsqu'il renferme les lettres convenables
Un nom est mal fait lorsque la plupart des lettres qu'il renferme sont convenables, mais pas certaines autres
Un nom est mal fait lorsqu'aucune des lettres qu'il renferme n'est convenable
Un nom est bien fait lorsqu'aucune des lettres qu'il renferme n'est convenable
Au terme de cet échange avec Cratyle, Socrate en vient à dire :
L'usage désigne les choses par le dissemblable comme par le semblable
L'usage désigne les choses par le semblable et non par le dissemblable
Dans un extrait du Phédon, Platon explique sa théorie de la réminiscence. Il commence par distinguer entre deux objets égaux (deux bâtons, deux cailloux) et l'égalité en soi, l'Egal qui n'est rien qu'égal (la Forme, l'Idée (eidos) de l'Egalité). Et il poursuit en disant :
Des objets qui me semblent inégaux me font penser à l'Inégalité
Des objets qui me semblent inégaux me font penser à l'Egalité en soi
Alors nécessairement cette Inégalité est tirée de l'expérience de deux objets égaux
Alors nécessairement cette Egalité en soi est une réminiscence
Dans un dernier moment du Dialogue, Socrate conduit Cratyle à raisonner ainsi.
Les premiers législateurs, avant d'instituer les premiers noms, n'en connaissaient aucun
Le monde (et les choses qu'il contient) est livré à un mouvement et à un flux perpétuel
Les premiers noms ont donc représenté les choses du monde livrées à ce flux
Celui qui, cherchant la nature des choses, ne prendrait d'autre guide que les noms, prendrait un grand risque de se tromper
A quel penseur (pré-socratique) Socrate fait-il référence, lorsqu'il présente le monde comme soumis à un mouvement et à un flux perpétuel ?
Démocrite
Parménide
Héraclite
Aristote
En conséquence de quoi, Socrate affirme :
Pour connaître la vérité des choses, il nous faut chercher quels sont les mots justes
Il nous faut chercher en-dehors des noms une autre route pour connaître la vérité des choses !
Puisque les noms bien faits sont les images des choses, dit Socrate :
Il faut demander à l'image si elle est fidèle à la chose dont elle prétend être l'image
Il faut demander à la chose si son image lui est fidèle
Finalement, Socrate demande à Cratyle de reconnaître que :
tant qu'on n'aura pas la connaissance des réalités stable, de l'Être, on ne pourra pas juger correctement de la justesse des noms
tout étant dans un mouvement et un flux perpétuel, on ne pourra jamais prétendre connaître quoi que ce soit
la vérité est dans l'opinion d'Héraclite : tout coule, on ne peut descendre deux fois dans le même fleuve
seule la connaissance préalable des Formes, Idées (eidos) nous permettra de juger de la justesse des noms
Notre chapitre 6 s'intitule : Manifeste du Surréalisme. Qui est le père fondateur du surréalisme ?
Guy de Maupassant
Hubert Bonisseur de la Bath
André Breton
Federico Garcia Lorca
Afin de définir le Surréalisme, remplissez les mots manquants de la phrase suivante : "Automatisme (...) pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le (...) réel de la (...). Dictée de la pensée, en l'absence de tout (...) exercé par la (...), en-dehors de toute préoccupation esthétique ou (...)."
psychique ; fonctionnement ; pensée ; contrôle ; morale ; raison
fonctionnement ; pensée ; psychique ; contrôle ; raison ; morale
psychique ; fonctionnement ; pensée ; contrôle ; raison ; morale
morale ; raison ; contrôle ; pensée ; fonctionnement ; psychique
Complétez les mots manquants de cette phrase de Breton : "Je crois à la (...) future de ces deux états, en apparence si contradictoires que sont le (...) et la (...), en une sorte de réalité absolue, de (...), si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais."
résolution ; réalité ; rêve ; surréalité
surréalité ; rêve ; réalité ; résolution
réalité ; rêve ; résolution ; surréalité
résolution ; rêve ; réalité ; surréalité
Les Surréalistes appelaient le "cadavre exquis" :
le jeu consistant à goûter, à la manière de Romane, les cadavres
le jeu consistant à faire composer une phrase, un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles ne puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes
le jeu consistant à faire composer une phrase, un dessin, par plusieurs personnes en leur permettant de tenir compte de la collaboration de chacune
Cette phrase : "Le cadavre exquis boira le vin nouveau" est-elle surréaliste ?
Oui !
Non !
Cochez les tableaux peints par Salvador Dali
La persistance de la mémoire
Le grand masturbateur
La trahison des images
Hallucination partielle. Six apparitions de Lénine sur un piano
Le blanc-seing est une peinture de René Magritte. On y voit :
Un nuage dans un verre à pied
Un oeuf dans une cage à oiseau
Une cavalière sur son cheval dans une forêt
un tronc d'arbre avec une tête
Notre Chapitre 7 s'intitule Images, Marques, Images de marques. Vous souvenez-vous, non pas de Marilyn Monroe, nue, sur un drap route, mais de Tank Man ?
Oui !
Non !
Afin d'illustrer la Marque, nous avons visionné un film. Lequel était-ce ?
M. le maudit de Fritz Lang
Un chien andalou de Buñuel et Dali
Afin d'illustre le Monogramme, nous nous sommes servis d'une peinture. Laquelle était-ce ?
Les époux Arnolfini de Jan van Eyck
Autoportrait aux gants d'Albrecht Dürer
A propos du Monogramme, nous avons lu un texte de Nietzsche, extrait de la Seconde considération intempestive. Nietzsche dit que l'histoire appartient au vivant et en distingue trois points de vue : monumental, antiquaire et critique. Le point de vue monumental est celui de l'homme qui :
agit et aspire
conserve et vénère
souffre et a besoin de délivrance
Nietzsche écrit : "Mais une chose vivra, le monogramme de leur essence la plus intime, une œuvre, une action, une clarté singulière, une création : vivra parce que nulle postérité ne pourrait s’en passer."
Il veut dire que :
les grands hommes du passé ont laissé des oeuvres, des actions, des compréhensions, des créations
ce que ces grands hommes du passé ont laissé servent de source d'inspiration aux générations futures
ces oeuvres du passé constituent une sorte de signature condensée abandonnée aux générations future afin qu'elles s'en servent pour agir à leur tour
Nous avons terminé notre chapitre en distinguant l'Icône de l'Idole. L'icône est :
une image sainte
une image sainte qui élève l'âme vers la transcendance
L'idole :
est une représentation d'une divinité adorée comme si elle était la divinité elle-même
est une personne ou une chose qui est l'objet d'une sorte de vénération
à l'inverse de l'icône, rabaisse l'âme et rompt la transcendance
Nicolas Poussin (1594-1665) reprend dans une peinture l'événement biblique des Hébreux qui ont fui l'Egypte et qui, ne voyant pas revenir Moïse du Mont Sinaï, fondent leur or et lui en donnent une forme adorable. Quel nom Poussin a-t-il donné à son tableau ?
Les adorateurs de l'idole
Les adorateurs du veau d'or
Un tiens veau mieux que deux tu l'auras
Qui vole un oeuf vole un veuf
