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Term - Politiques de lutte contre le chômage

Term - Politiques de lutte contre le chômage

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Social Studies

12th Grade

Hard

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Rudy Ziane

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Term - Politiques de lutte contre le chômage

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Différentes politiques de l'emploi pour faire face à différentes formes de chômage

  • Politiques d'allègement du coût du travail (joue sur le chômage structurel ET conjoncturel)

  • Politiques de relance (budgétaire ou monétaire) pour réduire le chômage conjoncturel

  • Politiques de flexibilisation du marché du travail pour réduire le chômage structurel.

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1. Conséquences d'une baisse du coût du travail

  • Rappel : Coût du travail = salaire + cotisations sociales. Comme il est difficile de baisser les salaires, on diminue généralement les cotisations sociales, principalement sur les bas salaires.

  • Effet sur le chômage conjoncturel = baisse des cotisations sociales génère un choc d'offre positif (car baisse des coûts de production) et donc permet de relancer l'emploi.

  • Effet sur le chômage structurel = vient atténuer tous les effets du chômage structurel qui ont tendance à fixer le salaire moyen au delà du salaire d'équilbre (SMIC, salaire d'efficience, etc...)

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2. Les politiques de relance pour lutter contre le chômage conjoncturel

  • Principe = chômage conjoncturel vient d'une sous-activité économique, il faut donc "stimuler" l'offre globale et / ou la demande globale pour relancer l'activité et réduire le chômage.

  • 2 types de politique conjoncturelle = politique budgétaire et politique monétaire

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2.1 L'effet des politiques budgétaires de relance

  • Politique budgétaire = obtenir un budget (par les Prélèvements Obligatoires, et la dette publique) et utiliser ce budget pour mettre en place différents dispositifs

  • Soit on joue sur les recettes budgétaires (augmenter, diminuer les impôts ? Qui faire payer, entreprises, ménages ? Quels types de ménages (aisés, modestes ?), soit on joue sur les dépenses (quoi financer ? Redistribution ? Services publics ? etc...)

  • Politique budgétaire de relance = augmenter les dépenses publiques pour améliorer la demande globale, et/ou diminuer les recettes pour laisser plus de ressources aux acteurs privés

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2.1 L'effet des politiques budgétaires de relance (suite)

  • Conséquence = on peut générer des chocs de demande positifs en favorisant le pouvoir d'achat des ménages par exemple, ou des chocs d'offre positifs en améliorant les bénéfices des entreprises.

  • Des exemples : augmenter les revenus de transfert améliore le pouvoir d'achat des ménages, diminuer les impôts sur les sociétés leur permet de diminuer leurs coûts de production.

  • Ainsi, réduction du chômage conjoncturel car augmentation de la demande globale, et la meilleure santé économique des entreprises leur permet d'embaucher pour pouvoir répondre à cette demande en hausse

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2.1 L'effet des politiques budgétaires de relance (suite et fin)

  • Pas sûr que les ménages utilisent leur pouvoir d'achat plus élevé pour augmenter leur demande : possibilité d'épargner, notamment car anticipation que les PO vont augmenter. Donc il faut cibler les ménages aux revenus plus faibles

  • Pas sûr que les entreprises embauchent plus, elles peuvent aussi investir dans du capital pour produire plus et répondre à la demande, ou utiliser les bénéfices pour autre chose (exemple du CICE)

  • Si les pouvoirs publics se financent principalement par l'endettement (obligations sur les marchés financiers), risque de crise d'endettement

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3. L'effet des politiques monétaires de relance

  • Principe : augmenter la masse monétaire pour réduire les taux d'intérêts que les banques accordent aux agents privés.

  • Effet attendu : baisse des taux d'intérêt permet aux ménages et entreprises de prendre plus de crédits pour consommer et investir = hausse de la demande globale qui doit permettre de réduire le chômage.

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3. L'effet des politiques monétaires de relance (suite)

  • Cependant, risque : augmenter la masse monétaire conduit aussi à de l'inflation (hausse des prix). Si les ménages anticipent que la hausse des taux d'intérêt va entraîner une hausse des prix, ils ne vont pas augmenter leur consommation. Idem pour les entreprises qui vont anticiper une hausse de leurs coûts de production. Dans ce cas, pas de baisse du chômage.

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4. Politiques de flexibilisation du marché du travail pour réduire le chômage structurel

  • Flexibiliser le marché du travail permet de lutter contre ses rigidités = salaire d'équilibre trop élevé sur le marché du travail, problèmes d'appariement.

  • Principe : améliorer la capacité des entreprises à s'adapter rapidement à l'activité économique, et faire en sorte qu'elles n'aient pas de réticence à embaucher.

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4. Politiques de flexibilisation (suite)

  • Différentes formes de flexibilité :

  • Flexibilité salariale : pouvoir baisser les salaires, même temporairement, quand c'est nécessaire

  • Flexibilité quantitative : pouvoir facilement adapter la quantité de facteur travail en fonction des besoins

  • Flexibilité qualitative : pouvoir disposer de travailleurs formés pour être "flexibles" aux besoins des travailleurs, ou sous-traiter au besoin.

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4. Politiques de flexibilisation (suite)

  • Ces mesures touchent principalement le droit du travail (facilité d'embauche, licenciement, etc...) mais aussi ce que les travailleurs sont capables d'accepter : contrats plus précaires, nécessité d'accepter de changer de poste souvent, etc...

  • En conséquence, les modèles de marché du travail flexible forment un "contrat" entre les travailleurs et les pouvoirs publics : les travailleurs peuvent plus facilement accéder à l'emploi, mais en échange, ils doivent accepter ces conditions plus précaires.

  • Conséquences : politiques actives de l'emploi (on "force" les individus à être flexibles) contre une protection en cas de chômage

  • Modèle le plus connu : flexi-sécurité à la Scandinave (Danemark, Suède, Finlande)

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4. Politiques de flexibilisation (suite et fin)

  • Effets attendus = offre de travail devient plus maléable, plus adaptée aux besoins des entreprises, ce qui doit leur permettre d'embaucher plus (moins de postes non pourvus, la demande de travail temporaire est comblée, meilleure adaptation à l'évolution technologique, etc...)

  • Situation en France depuis 20 ans : vers une flexibilisation avec augmentation des politiques de formation, libéralisation du marché du travail, politique active de retour à l'emploi (radié de Pole Emploi si pas d'acte de recherche des chômeurs), mais finalement peu de postes non pourvus et toujours beaucoup de chômage. Finalement, modèle "flexible", mais sans la "sécurité" de l'emploi.

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