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Social Studies

9th - 12th Grade

Practice Problem

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Nicolas Debert

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11 Slides • 3 Questions

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Quelle est la couleur du soleil

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Je viens apres la lune

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Franck GIOL – CEPEC – 2023-2024

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Licence 3 Sciences de l’éducation – Histoire de l’éducation, des idées éducatives et des

courants pédagogiques

Mardi 3 octobre 2023 – 8h30/12h


Enjeux généraux du cours

Ambition générale :

-chercher à expliquer et à comprendre ce qui se dit et ce qui se fait aujourd’hui sur le
plan de l’éducation scolaire

-interroger les valeurs et les finalités de l’École qui vient

Parti pris historique de situer le cours dans une période « récente » (XIXe-XXIe) i.e du
triomphe de la modernité jusqu’à l’époque contemporaine (éclatement de la modernité ?
postmodernité ?)

Parti pris d’une philosophie de l’éducation qui ne soit pas seulement réflexion sur
l’éducation…mais aussi pour l’éducation

Parti pris pédagogique d’une mise en lumière et en débat de ces questions (temps
d’échanges et de débats nécessaires durant ce cours)


Plan général du cours

1. Théories contemporaines de l’éducation (Y. Bertrand, 1998)
2. Contextualisation historique (modernité)
3. Questions vives (contemporaines)

Evaluation

Sujet écrit (2h) de réflexion personnelle à partir du cours

Bibliographie du cours

Ouvrages de référence

ALBERTINI, P. (2006/2014). L'école en France du XIXe siècle à nos jours : de la maternelle à
l'université. Paris, Hachette. [Partie 2 du cours]

BERTRAND, Y. (1993/1998). Théories contemporaines de l’éducation. Montréal-Lyon : Editions
Nouvelles-Chronique sociale. [Partie 1 du cours]

DURKHEIM, E. (1938/2014). L’évolution pédagogique en France. Paris : PUF. [Partie 3 du cours]

FABRE, M. (2011/2015). Eduquer pour un monde problématique : la carte et la boussole. Paris : PUF.
[Partie 3 du cours]

PROST, A. (2004). Histoire de l'enseignement et de l'éducation, tome IV Depuis 1930. Paris : Perrin.
[Partie 2 du cours]

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Franck GIOL – CEPEC – 2023-2024

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Ressources complémentaires (en ligne)

Universitaires: CAIRN (Revues>Espace Sciences de l’éducation), IFE (Dossiers de veille)

Institutionnelles : Eduscol ; Esen ; La Documentation Française

Professionnelles : CepecDoc ; Cahiers pédagogiques

Autres : Café pédagogique, France Culture>Etre et savoir, Skhôle.fr



Partie 1 – Théories contemporaines de l’éducation

Ce cours ne prétend bien sûr pas être exhaustif (i.e détail de l’ensemble des courants

éducatifs et de la filiation des grands pédagogues), mais entend plutôt présenter les

principales pensées éducatives ainsi que leurs fondements (i.e vue d’ensemble), il repose

donc sur trois partis pris :

a) Un positionnement historique contemporain : le cours s’inscrira en effet dans l’histoire

politico-éducative du XXe et du début du XXIe siècle

b) Une approche analytique et objectivée : le cours abordera aussi objectivement que

possible chaque théorie éducative contemporaine

c) Une réflexion critique : le cours mettra en question les fondements théoriques et les

influences historiques de chaque théorie analysée, en étudiant plus précisément un auteur

ou un courant représentatif de chaque théorie

Rem : nécessaire objectivité du cours, mais affirmation d’un point de vue plus personnel lors

des dernières séances (mise en question des perspectives pour l’éducation contemporaine)

=> Au total, il s’agit donc d’un cours d’histoire des idées et des pratiques éducatives

contemporaines (quelles théories, à quelle époque, avec quelles conséquences

pédagogiques?)… mais à la tonalité philosophique affirmée (quels fondements axiologiques

des courants ? quels enjeux pour l’École d’aujourd’hui ?)

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Franck GIOL – CEPEC – 2023-2024

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Précisions notionnelles


[a] Ne serait-ce que dans cette introduction, j’ai déjà employé différents termes de manière

synonymique (Cf. « théorie éducative », « idées éducatives », « courants éducatifs »)...ce qui

risque de créer une certaine confusion !

Aussi, afin d’être le plus précis possible, je parlerai maintenant seulement de « théories

éducatives » (ou théories de l’éducation) pour parler de notre objet d’étude…et préciserai le

sens des autres termes au fur et à mesure du cours

Nous allons donc étudier les différentes théories éducatives contemporaine : ce qui les

caractérise, d’où elles proviennent historiquement et quels sont leurs fondements

philosophiques…mais avant tout, demandons-nous ce qu’il faut entendre par « théorie

éducative » ou « théorie de l’éducation »

Comme l’explique Yves Bertrand (1998, p. 11), nous entendons par théorie éducative « toute

réflexion sur l’éducation comportant une analyse des problèmes et des propositions de

changement »

De fait, une théorie de l’éducation comporte forcément une réflexion sur les finalités de

l’éducation, sur la notion d’apprentissage, sur le rôle des enseignants, sur la place de

l’étudiant, sur les contenus et sur l’intérêt social et culturel de l’éducation

En ce sens, une théorie de l’éducation est une image construite de la réalité qui sert de

référence pour penser et agir l’éducation : on peut ainsi parler d’ « image organisationnelle »

[b] Remarques :


1) chaque théorie de l’éducation est systématisée, organisée diversement : certains auteurs

accordent beaucoup d’importance à la description des fondements philosophiques de leurs

théories, alors que d’autres s’occupent des stratégies pédagogiques à mettre en œuvre en

priorité : ma présentation des divers courants reflétera donc forcément ces différences

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2) La classification sur laquelle je vais m’appuyer reprend celle de Yves Bertrand (1998) et

propose une organisation en 4 pôles et 7 théories…mais il y a bien sûr différentes façons de

catégoriser les discours ou les pratiques éducatives

Cf. Avanzini (1975), La pédagogie au 20e siècle ; Houssaye (1987), École et vie active

=> L’intérêt de la classification de Bertrand est d’être récente et notamment de tenir compte

de l’évolution rapide et décisive des mouvements cognitifs et sociocognitifs…mais comme

toute classification elle ne saurait être définitive et est bien sûr sujette à discussion!

Les quatre pôles fondateurs de la réflexion sur l’éducation


On peut distinguer 4 éléments polarisateurs i.e 4 grands domaines de réflexion sur

l’éducation

Cf. Diagramme de Y. Bertrand (1998, p. 14)

A chacun de ces 4 pôles, correspondent en outre une ou plusieurs théories de l’éducation :

- pour le pôle sujet : les théories spiritualistes et les théories personnalistes

- pour le pôle société : les théories sociales

- pour le pôle contenu : les théories académiques

- pour le pôle interactions : les théories psychocognitives et sociocognitives ; théories

comportementalistes/technologiques


=> Ce sont ces 7 théories que je présenterai généralement en introduction et que nous

étudierons en détail dans la première partie du cours

1. Le pôle sujet (l’élève, l’étudiant)


Ce pôle aborde les questions éducatives à partir de la personne, du sujet de l’éducation ; il se

compose de deux grandes théories :


[a] Les théories spiritualistes dans lesquelles il est surtout question de transcendance et de

spiritualité i.e de la relation de l’humain à l’univers et du sens de la vie

Rem : théories remises au goût du jour dans les années 1970 (Cf.New Age), mais qui

s’inspirent et réfèrent à des textes millénaires

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Franck GIOL – CEPEC – 2023-2024

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=> Éduquer à donc ici le sens d’un développement de l’ensemble des dispositions de la

personne humaine

=> C’est par une éducation la moins directive et la plus ouverte possible que l’enfant pourra

se développer intégralement

2. Le pôle société (les autres, le monde, l’environnement)


Ce pôle regroupe les théories qui fixent comme objectif à l’éducation de transformer la

société, et ce dans la perspective d’une plus grande égalité et d’une plus grande justice

sociale : on parle alors de théories sociales

Rem : ces théories, très marquées par le marxisme et la critique sociale, demeurent encore

dynamiques aujourd’hui (anti-capitalisme, altermondialisme, etc.)

Les théories sociales reposent sur le principe que l’éducation doit permettre de résoudre les

problèmes sociaux, culturels et environnementaux

Les thèmes les plus fréquents des théoriciens sociaux sont les inégalités sociales et

culturelles, l’hérédité sociale et culturelle, les différentes formes de ségrégation, l’écologie

Cf. Sources : Marx, sociologie politique, études féministes, écologie, « gender studies »

Cf. Au XXe siècle : Dewey, Freire, Bourdieu & Passeron, Illich, Shor

Cf. Terminologie anglophone: progressive education, critical teaching, multicultural

democracy


=> Éduquer à donc ici le sens de préparer les élèves à trouver des solutions aux divers

problèmes sociaux i.e former les personnes à changer la société


3. Le pôle contenus (matières, disciplines)


Ce pôle rassemble les théories académiques i.e les théories pour lesquelles les

connaissances à enseigner (littérature classique, mathématiques) existent en soi, ont une

structure objective et indépendante de l’étudiant et de la société

Ces théories focalisent leur attention sur la transmission des connaissances générales et

s’opposent au développement des formations spécialisées

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Rem : on retrouve là l’idée d’une culture classique fondée sur les humanités…très présente

durant la IIIe République…et reprise dans les années 1980-90 par les néo-républicains

Deux tendances, deux « courants » peuvent par ailleurs être distingués au sein de cette

théorie de l’éducation :

- les « traditionalistes » qui veulent transmettre des contenus classiques et indépendants des

cultures et des structures sociales actuelles ;

- les « généralistes » qui s’intéressent particulièrement aux habiletés comme l’apprentissage

de la réflexion logique ou de la pensée critique

Cf. Sources : Les Anciens, les Classiques (Montaigne, Pascal, etc.)

Cf. Au XXe siècle : Alain, Bloom, Domenach, Finkielkraut, revue Le Débat

Cf. Terminologie anglophone : Basics, humanities, liberal arts, critical thinking


=> Dans les deux cas, le rôle de l’enseignant consiste à transmettre ces contenus et le rôle de

l’étudiant consiste à les assimiler

=> Éduquer a donc ici le sens d’une transmission de savoirs dans le but d’aboutir à une

excellence intellectuelle (les têtes bien faîtes), culturelle (les classiques), morale (la

discipline, le travail) et politique (les droits et devoirs du citoyen de la République)


4. Le pôle interactions (l’enseignant, les technologies de communication)


Entre les trois pôles que je viens de présenter, il y a des interactions qui fondent les théories

didactiques ; on peut faire ressortir trois théories principales :


[a] Les théories behaviouristes-comportementalistes/technologiques s’intéressent surtout à

la modélisation des interactions entre un sujet, la société et les contenus : l’être humain est

alors défini comme une entité qui traite de l’information et qui se nourrit à l’aide des médias


Ces théories se préoccupent surtout de l’amélioration du message à l’aide de technologies

appropriées : le mot « technologie » est donc à entendre ici en un sens très large

Dans cette perspective, on s’intéresse aux procédures d’enseignement, mais aussi au

matériel didactique de communication et de traitement de l’information (NTIC)

Le multimédia, Internet, les environnements informatisés sont donc des pièces essentielles

de cette approche qui reste encore du domaine de la recherche et de l’expérimentation

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Franck GIOL – CEPEC – 2023-2024

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Les partisans de cette approche s’intéressent donc avant tout aux valeurs spirituelles

inscrites dans la personne, à la dimension métaphysique de l’existence

De fait, ce sont les religions et les philosophies métaphysiques qui orientent les réflexions de

ce secteur de la pensée éducative

Cf.

Sources :

Métaphysique occidentale

(Platon,

Aristote,

Augustin,

Thomas,

Maïmonide) ;Taoïsme ; Bouddhisme

Cf. Au XXe siècle : Krishnamurti ; Aurobindo ; Jung ; Valois

Cf. Terminologie anglophone: cosmic consciousness, metaphysics, eastern philosophy

=> Éduquer a donc ici le sens d’une ouverture de l’être humain à la dimension spirituelle de

la vie

=> Dans cette perspective, la personne doit apprendre à se libérer du connu et à se dépasser

pour pouvoir s’élever à un niveau spirituel jugé supérieur

[b] Les théories personnalistes (par ailleurs subdivisées en courants non-directifs,

humanistes et libertaires), s’appuient principalement sur la notion de soi, de liberté et

d’autonomie de la personne

Rem : le terme « théorie » correspond donc à une classification générale (genre)…le terme

« courant » correspond quant à lui aux sous-catégories internes à ces classifications

(espèces)

Rem : les années 1960 et 1970 ont cherché à mettre en œuvre ces théories (Cf. Ecoles libres,

ouvertes, alternatives)…qui datent essentiellement de la fin XIXe et du début XXe…voire

ramènent à Rousseau pour certaines

Dans cette perspective il s’agit de partir de la dynamique interne de la personne (besoins,

aspirations, désirs)

De fait, c’est la personne en situation d’apprentissage qui doit maîtriser son éducation, et

l’éducateur ne doit avoir qu’un rôle de facilitateur i.e que l’éducateur doit viser en

permanence l’auto-actualisation de l’enfant

Cf. Sources : Rousseau ; Psychologie humaniste, Psychanalyse, Personnalisme

Cf. Au XXe siècle : Rogers ; Neill ; Mounier

Cf. Terminologie anglophone : romantic humanism, naturalism, open education

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Cf. Auteurs : Vygotsky, Bandura, Bruner, Houssaye

Cf. Terminologie anglophone: cooperative learning, pragmatism, situative learning, social

mediation

=> Chaque théorie éducative repose donc nécessairement sur des valeurs particulières i.e

que chaque théorie porte en elle une interprétation du monde qui cherche à se réaliser

* * *

Activité d’appropriation (en groupe)


A partir des éléments du cours (Cf. modèle d’Yves Bertrand) :

1. Reformulez avec vos propres mots quelles sont les principales valeurs et finalités de
chaque théorie

2. Donnez un exemple de situation éducative (scolaire ou non scolaire) pour chaque théorie,
vous insisterez plus particulièrement sur la relation pédagogique qui en découle

3. Expliquez quelle théorie est selon vous la plus appropriée au contexte socio-éducatif
actuel

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Quelle est la couleur du soleil

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